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HISTOIRE

Cuba est l’un des pays les plus prospères de l’Amérique latine.  Cependant, il n’en a pas toujours été ainsi.  En effet, les États-Unis ont longtemps joué un rôle trop important dans l’économie cubaine.  À la veille de la Révolution cubaine, les choses sont sur le point de changer : le temps où les Américains contrôlaient la majeure partie des industries cubaines est révolu.  Le 1er janvier 1969, le gouvernement de Batista est renversé et le jeune révorevolutionlutionnaire Fidel Castro prend le pouvoir.  Il promet au peuple que Cuba sera désormais autonome : les industries étrangères n’auront plus leur place au sein du pays.  Cette promesse avait pour but de redresser, principalement, l’économie cubaine afin d’assurer la prospérité de l’île.  Toutefois, il est à se demander aujourd’hui si cet objectif a réellement été atteint.  Alors que la Révolution cubaine et ses origines devaient modifier profondément le visage du pays, pourquoi la situation de Cuba s’est-elle ainsi fossilisée?  Il sera possible de constater après avoir relater brièvement les événements de la Révolution cubaine qu’au point de vue historique, Castro a réglé les problèmes économiques au détriment des libertés individuelles de l’homme et pour atténuer les tensions avec d’autres nations, soient les États-Unis et l’URSS.

Une économie en difficulté

À la veille de la Révolution, vers 1958, Cuba est mal en point.  Plus précisément, c’est l’économie qui va mal.  Il faut savoir qu’à l’époque, l’économie cubaine dépend grandement de l’économie américaine1.  Les échanges commerciaux entre les deux peuples sont importants et les plantations (de sucre, principalement) sont presque toutes financées par les Nord-Américains, si elles ne leur appartiennent carrément pas2.  De plus, ceux-ci contrôlent quasiment tous les services publics et les chemins de fer3.  En bref, l’économie est contrôlée par des nations étrangères, notamment les Américains, et les paysans cubains, n’étant pas maîtres de leurs terres, en souffrent beaucoup4.  Car, bien qu’à l’époque Cuba soit un pays d’Amérique latine parmi les plus développés, avec un taux d’analphabétisme relativement bas, ainsi qu’un bas taux de mortalité infantile, une espérance de vie relativement élevée, une grande liberté de presse et occupe le troisième rang en ce qui concerne le PIB par habitant d’Amérique latine5, la masse populaire cubaine se porte mal.  La majorité des Cubains sous le gouvernement de Batista sont des paysans.  Or, puisque les Américains possèdent les terres les plus riches, les pauvres paysans doivent louer leurs terres, et leur famille souffre fréquemment de sous-alimentation.  Autre problème majeur du pays : Cuba est le «bordel de l’Amérique6».  En effet, Cuba devient un endroit où les investisseurs étrangers viennent passer du bon temps.  C’est pourquoi les casinos, les night-clubs et les maisons de loterie et de prostitution se développent à un rythme effarant7.  Même que plus de 300 000 touristes Américains viennent s’y amuser chaque année8!

Redresser l’économie au détriment des libertés individuelles

Prenant le pouvoir par la force en 19599, Castro désire plus que tout redonner Cuba à ses habitants.  C’est pourquoi les industries étrangères sont chassées10.  Aujourd’hui, l’économie cubaine se porte beaucoup mieux.  Suite à la Révolution castriste, le gouvernemrevolutionent a peu à peu nationalisé les secteurs industriel et agricole11 et a permis au peuple d’obtenir des emplois et de prendre part à la vie économique du pays.  De plus en plus, le tourisme constitue une partie importante des revenus de l’île12.  Sur ce point, il est possible d’affirmer que Castro a tenu ses promesses.  Castro a dû redresser l’économie avant toute chose.  C’est pourquoi il a négligé certaines autres choses, telles les droits et libertés de l’homme.  Ainsi, la Révolution a quelques lacunes.  En effet, dès son arrivée au pouvoir, il a instauré une dictature : il était à présent le seul dirigeant de Cuba et les opposants de son régime son exécutés.  C’est que l’influence du communisme sur la politique cubaine créée des remous13.  Donc, en plus des prisonniers politiques, Castro censure la presse et défait les syndicats.  Il va même jusqu’à expulser des membres du clerc et des homosexuels du pays et en envoyer plusieurs dans des sortes de camps de concentration, où ceux-ci doivent être «rééduqués».  Encore aujourd’hui, il reste beaucoup de prisonniers politiques à Cuba.  En ce qui a trait à l’expulsion des compagnies américaines, le gouvernement castriste avait promis aux paysans de redistribuer équitablement les terres pour qu’ils puissent les exploiter.  Cependant, il faut savoir qu’actuellement, les négociations sont toujours en cours : certains paysans n’ont reçu aucune compensation de la part du gouvernement.  Côté historique, donc, Castro n’a pas réussi à faire avancer son pays autant qu’il l’affirmait, puisqu’il a mis de côté les libertés et droits de l’homme au profit de la prospérité économique.

L’embargo américain

Il a été mentionné précédemment que les compagnies américaines ont été expulsées de Cuba au lendemain de la Révolution.  Suite à cet événement, jumelé avec le rapprochement entre l’URSS et Cuba, les Américains rompent donc officiellement toutes les relations diplomatiques avec Cuba le 3 janvier 196114.  Un an plus tôt, les États-Unis avaient également imposé un embargo contre Cuba15, qui tient toujours aujourd’hui16.  La seule exception faite a été pour permettre aux Cubains qui désiraient quitter le pays de le faire.  Voyant venir des crises d’ordre économique et politique dans leur pays, environ 260 000 d’entre eux le feront entre 1965 et 197117.  De nos jours, 20 000 Cubains ont la possibilité d’émigrer vers les États-Unis chaque année.  Suite à cet embargo américain débute alors une grande période de tensions.  C’est le début de la Guerre froide18.  Bien qu’elle ne concerne que les États-Unis et l’URSS, Cuba se retrouve malgré lui dans ce conflit.

Le rapprochement entre l’URSS et Cuba

Étant, en quelque sorte, devenu ennemi avec les États-unis en ayant mis fin aux relations commerciales, Cuba commence à créer des rapprochements avec l’URSS19.  L’URSS devient d’ailleurs un partenaire commercial important de Cuba20.  Se rangeant du côté de l’URSS, l’ennemi des États-unis dans le cadre de la Guerre froide, Cuba devient la proie de plusieurs attaques américaines.  Le Débarquement de la baie des Cochons et la Crise des Missiles21 sont les principaux conflits de cette bataille en territoire cubain.  La cause principale de ces conflits est l’appui de Cuba à l’URSS contre les États-unis pendant la Guerre froide.  Les Cubains se retrouvent donc au centre des conflits entre les Américains et les Soviétiques22

La chute de l’Union Soviétique

C’est lors de la chute de l’URSS en 1991 que les retombées économiques se font sentir à Cuba23.  Il faut savoir que Moscou aidait Cuba financièrement et que le commerce entre les deux nations était important24.  Les conditions de vie des Cubains se détériorent donc et l’État cubain doit de nouveau redresser l’économie25.  De plus, encore une fois, des Cubains tentent de fuir l’île pour de meilleures conditions26.  Ceux-ci sont toutefois arrêtés.

La stagnation de l’État cubain

Ces deux événements historiques très importants que sont la Révolution cubaine et la Guerre froide ont créé beaucoup de remous.  Au départ, tous deux auraient dû être bénéfiques à Cuba, et sur le secteur économique, ils l’ont été.  Cependant, la Révolution cubaine et son régime socialiste ont fait régresser les libertés et les droits de l’homme.  En effet, sous le régime corrompu de Batista, les citoyens jouissaient notamment d’une grande liberté de presse, et les opposants au régime avaient le droit d’affirmer leurs opinions.  Sous le régime castriste, les opposants au régime étaient réprimandés ou emprisonnés.  Cette situation dure encore.  Quant à la Guerre froide, l’URSS a donné un coup de pouce à la nation cubaine, qui s’est mise à en dépendre27.  L’URSS offrait un soutien économique et une protection aux Cubains, mais quand le régime soviétique s’est effondré, l’économie cubaine a fait de même.  En conclusion, Fidel Castro a bel et bien tenu les promesses qu’il avait faites à son peuple : il leur a redonné leurs terres.  Toutefois, son régime n’a pas su accorder les libertés individuelles aux citoyens; c’est pourquoi le régime castriste semble avoir stagné.  Aujourd’hui encore, des hommes sont faits prisonniers pour lutter contre le régime en place.  Mais, depuis le départ de Fidel Castro28 et de l’arrivée au pouvoir de son frère, Raul Castro, l’avenir est prometteur29, et les habitants en sont ravis30.  Raul semble vouloir apporter certains changements au sein du pays, et seul l’avenir nous dira si le pays s’en portera mieux.



1 CLERC, Jean-Pierre. «Cuba 1959». Histoire Géographie sur le web. [En ligne].  http://histgeo.free.fr/troisieme/gf/castro.html. (Page consultée le 22 février 2008).

2 Wikipédia. «Histoire de Cuba». Wikipédia : l’encyclopédie libre. [En ligne]. http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Cuba. (Page consultée le 12 mars 2008).

3 Wikipédia. «Histoire de Cuba». Wikipédia : l’encyclopédie libre. [En ligne]. http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Cuba. (Page consultée le 12 mars 2008).

4 CLERC, Jean-Pierre. «Cuba 1959». Histoire Géographie sur le web. [En ligne].  http://histgeo.free.fr/troisieme/gf/castro.html. (Page consultée le 22 février 2008).

5 Wikipédia. «Histoire de Cuba». Wikipédia : l’encyclopédie libre. [En ligne]. http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Cuba. (Page consultée le 12 mars 2008).

6 Wikipédia. «Histoire de Cuba». Wikipédia : l’encyclopédie libre. [En ligne]. http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Cuba. (Page consultée le 12 mars 2008).

7 CLERC, Jean-Pierre. «Cuba 1959». Histoire Géographie sur le web. [En ligne].  http://histgeo.free.fr/troisieme/gf/castro.html. (Page consultée le 22 février 2008).

8 Wikipédia. «Histoire de Cuba». Wikipédia : l’encyclopédie libre. [En ligne]. http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Cuba. (Page consultée le 12 mars 2008).

9 ZÉNOVA, Aïda. «Radio-Canada.ca». Cuba : De Colomb à Castro. [En ligne]. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/cuba/. (Page consultée le 22 février 2008).

10 ZÉNOVA, Aïda. «Radio-Canada.ca». Cuba : De Colomb à Castro. [En ligne]. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/cuba/. (Page consultée le 22 février 2008).

11 ZÉNOVA, Aïda. «Radio-Canada.ca». Cuba : De Colomb à Castro. [En ligne]. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/cuba/. (Page consultée le 22 février 2008).

12 ZÉNOVA, Aïda. «Radio-Canada.ca». Cuba : De Colomb à Castro. [En ligne]. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/cuba/. (Page consultée le 22 février 2008).

13History of Cuba. [En ligne]. http://emayzine.com/lectures/HISTOR~7.htm. (Page consultée le 12 mars 2008).

14 ZÉNOVA, Aïda. «Radio-Canada.ca». Cuba : De Colomb à Castro. [En ligne]. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/cuba/. (Page consultée le 22 février 2008).

15 ZÉNOVA, Aïda. «Radio-Canada.ca». Cuba : De Colomb à Castro. [En ligne]. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/cuba/. (Page consultée le 22 février 2008).

16«Castro répond à Bush : pas de « changement » à Cuba». Cyberpresse.ca (22 février 2008). [En ligne]. http://www.cyberpresse.ca/article/20080222/CPMONDE/ 80222031/1014/CPMONDE. (Page consultée le 28 février 2008).

17 ZÉNOVA, Aïda. «Radio-Canada.ca». Cuba : De Colomb à Castro. [En ligne]. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/cuba/. (Page consultée le 22 février 2008).

18 HOBSBAWN, Eric. L’âge des extrêmes. Histoire du court du vingtième siècle. Éditions Complexe. Bruxelles : Le Monde diplomatique, 1994. 810 p.

19 LAGONOTTE, Claire. «L’URSS et Cuba, 1953-1972». Institut Pierre Renouvin (juillet 2004). [En ligne].  http://ipr.univ-paris1.fr/spip.php?article191. (Page consultée le 12 mars 2008).

20 LAGONOTTE, Claire. «L’URSS et Cuba, 1953-1972». Institut Pierre Renouvin (juillet 2004). [En ligne].  http://ipr.univ-paris1.fr/spip.php?article191. (Page consultée le 12 mars 2008).

21 ZÉNOVA, Aïda. «Radio-Canada.ca». Cuba : De Colomb à Castro. [En ligne]. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/cuba/. (Page consultée le 22 février 2008).

22 HOBSBAWN, Eric. L’âge des extrêmes. Histoire du court du vingtième siècle. Éditions Complexe. Bruxelles : Le Monde diplomatique, 1994. 810 p.

23 OSAVA, Mario. «RISAL». L’histoire acquittera-t-elle Fidel Castro?. [En ligne]. http://risal.collectifs.net/spip.php?article1885. (Page consultée le 22 février 2008).

24 OSAVA, Mario. «RISAL». L’histoire acquittera-t-elle Fidel Castro?. [En ligne]. http://risal.collectifs.net/spip.php?article1885. (Page consultée le 22 février 2008).

25 ZÉNOVA, Aïda. «Radio-Canada.ca». Cuba : De Colomb à Castro. [En ligne]. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/cuba/. (Page consultée le 22 février 2008).

26 SIERRA, J.A. «Cuba in the 1960s : an introduction». Historyofcuba.com. [En ligne]. http://www.historyofcuba.com/history/havana/sixties.htm. (Page consultée le 12 mars 2008).

27 ZÉNOVA, Aïda. «Radio-Canada.ca». Cuba : De Colomb à Castro. [En ligne]. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/cuba/. (Page consultée le 22 février 2008).

 

28 LESCOT, Patrick. «Le successeur de Fidel désigné dimanche, son frère Raul favori». Cyberpresse.ca (22 février 2008). [En ligne]. http://www.cyberpresse.ca/article/20080222/CPMONDE/80222034/1030/CPMONDE, (Page consultée le 28 février 2008).

29«La dissidence cubaine : entre espoir et méfiance». Le Devoir.com (21 février 2008). [En ligne]. http://www.ledevoir.com/2008/02/21/177080.html. (Page consultée le 28 février 2008).

30 DIAZ, Rigoberto. «Après le retrait de Fidel, les réformes « inévitables » pour bien des Cubains». Cyberpresse.ca (21 février 2008). [En ligne]. http://www.cyberpresse.ca/article/20080221/CPMONDE/80221041/1030/CPMONDE. (Page consultée le 28 février 2008).