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La voiture à combustion, hybride et électrique

 

Qu’est-ce qu’une automobile? Comment fonctionne-t-elle?

Une automobile est un véhicule qui permet le déplacement des gens sur une distance donnée[1]. Celle-ci est utilisée uniquement sur la terre et fonctionne grâce à un mécanisme complexe.  Une voiture est constituée de divers organes : les roues, le châssis, la carrosserie, le réservoir d’énergie, la suspension, les freins, le moteur à combustion interne, et enfin, le système de transmission. Plusieurs types de voitures sont sur le marché : hybride, électrique, thermique… Cependant, la voiture la plus répandue mondialement est la voiture dite thermique, qui fonctionne à l’aide d’un moteur à combustion interne qui consomme, pour avancer, des carburants mélangés avec de l’air[2]. Cette combustion offre un rendement d’environ 15 à 20%. L’automobile rejette des gaz constitués de résidus de charbon. Ces gaz sont les principaux responsables de la pollution de l’air. La quantité de CO2, l’un des principaux gaz responsable du réchauffement climatique, varie selon la consommation et la sorte de carburant consommé par un véhicule donné[3]. Il y a  plusieurs types de carburants, mais celui qui est utilisé par les moteurs à combustion est constitué d’un mélange d’hydrocarbures. L’on retrouve tout d’abord, à 20% de l’alcanes, à 5% du cycloane, à 30% de l’alcène et enfin, à 45% du benzène[4].

 

Un bref historique de l’automobile

L’automobile a fait son apparition au XIXe siècle. Des prototypes de véhicules routiers sont mis sur pied à la fin du XVIIIe siècle, mais c’est Richard Trevithick, du coté de l’Angleterre, qui met sur pied le premier véhicule routier fonctionnant à la vapeur[5]. En 1873, L’Obéissante, la première automobile pouvant transporter plusieurs [6]individus est mise sur pied. Elle peut transporter 12 personnes, Anciene automobileet c’est un véritable avancement dans l’industrie. En 1878, lors de l’exposition universelle de Paris, les gens de partout dans le monde découvrent cette étrange invention et il y a un boum de construction[7]. Tout le monde désire avoir l’un de ces véhicules. En 1889, la première voiture fonctionnant avec l’aide d’un moteur à explosion  est mise au point. C’est dès 1891 que les premiers véhicules commerciaux peuvent être aperçus dans les rues[8]. L’industrie automobile prospère tout au long du début du 20e siècle. Durant la période de l’entre deux guerres, plusieurs modèles voient le jour, et les gens aisés voulant vivre le rêve américain se procurent ces  véhicules, qui sont de plus en plus fiables[9]. Lors du conflit de la Deuxième guerre mondiale, l’industrie automobile connaît un repos, délaissé au profit de l’industrie aéronautique, utile pour mener les combats sur les divers continents du globe. Puis, le nombre de voiture en circulation est passé de 10 millions à 30 millions au cours des 30 glorieuses (1945-1975)[10]. Enfin, la situation automobile n’a jamais connue une telle ampleur que de nos jours. Plusieurs familles des pays Occidentaux possèdent plusieurs véhicules, et l’invention de véhicules de plus en plus gros est favorisée. Ces nouveaux véhicules possèdent plusieurs options qui transforment en  véritables salles de jeux[11]! Un sondage a même révélé que les gens préfèrent être dans le trafic plutôt que de faire leur épicerie[12]

 

L’agissement des compagnies automobiles face au réchauffement climatique

Au cours des dernières années, plusieurs pressions ont été effectuées au niveau des industries automobiles, pour qu’elles fabriquent des véhicules plus écologiques. Ces pressions proviennent essentiellement de la part du gouvernement et de la communauté internationale. Plus de 400 villes américaines ont décidées d’adopter des politiques vertes, malgré le refus du gouvernement Bush de ratifier le protocole de Kyoto[13]. Le gouvernement chinois, qui fait des pieds et des mains pour répliquer aux dires selon lesquels la qualité de l’air, en ce qui concerne les jeux de Beijing, pourrait nuire aux athlètes, a l’intention de mettre sur pied des réglementations plus sévères quant à la consommation routière et à la pollution qu’émet son pays[14]. Les grandes entreprises américaines ont cependant de la difficulté à s’adapter au virage vert. Les compagnies Ford et General Motors, deux des plus grandes compagnies automobiles américaines font d’ailleurs présentement face à plusieurs problèmes[15]. Vu la montée des prix du pétroles, leurs gros véhicules qui consomment beaucoup se vendent beaucoup moins biens comparativement aux véhicules de marques asiatiques Honda et Toyota, qui ont une faible consommation d’essence et qui sont donc de ce fait plus verts[16]. Cependant, nous sommes face à un important changement au niveau de l’industrie automobile. Il suffit d’aller jeter un coup d’œil chez nos concessionnaires automobiles pour constater qu’un vent de changement a commencé à souffler.

           
Le marché automobile mondial : répartition des automobiles

C’est aux États-Unis que l’on retrouve le plus de véhicules, suivi de près par la Chine. En effet, le géant américain détient toujours le titre de plus gros consommateur automobile au monde. L’on retrouve, pour 1000 habitants, 640 véhicules automobiles, ce qui est largement supérieur à la moyenne mondiale[17]. Au niveau de l’Union Européenne, l’on dénombre 472 véhicules par 1000 habitants. C’est une augmentation de 38% des ventes de véhicules qui s’est produit au cours de l’année 2007[18]. Les pays de l’Union qui sont les plus gros consommateurs automobiles sont l’Italie, le Luxembourg et le Portugal. Plus près de nous, au Canada, la distribution de véhicule par habitant est relativement élevée. C’est en Ontario que l’on dénombre le plus grand nombre de véhicules. L’on y retrouve 6 906 942 véhicules[19]. La province de Québec est aussi une grande consommatrice automobile, particulièrement des camions lourds, qui y circulent plus que dans toutes autres provinces Canadiennes. En ce qui concerne l’Asie, la consommation automobile y est plutôt faible. En Inde, l’on dénombre un faible 11 véhicule par 1000 habitants[20]. Ce pays tout comme la Chine, est en pleine émergence, mais la consommation automobile y est encore faible. Ces deux pays sont cependant dans les plus polluants et contribuent fortement à l’augmentation de l’effet de serre dans le monde[21]. Cette augmentation s’explique grâce aux industries qui sont utilisées dans ces pays. La Chine favorise les industBicycletteries fonctionnant au charbon, ce qui accentue sa pollution de l’air. Là-bas, on retrouve 20 véhicules par 1 000 habitants[22]. Cependant, tout comme l’Inde, ce chiffre ne cesse de grimper, car une partie du peuple chinois commence à émerger de problèmes financiers et commence à délaisser leur vélo au profit de véhicules automobiles.

Mais quelles sont les perspectives d’avenir? D’ici 2030, le nombre de véhicules que l’on retrouvera dans le monde aura augmenté de 30%[23]... Il faut donc agir et tenter de fabriquer et de vendre des véhicules à la fois performants, écologiques et économiques.

 

Les véhicules hybrides

 

Le mécanisme de fonctionnement  des véhicules hybrides

Les véhicules hybrides proviennent d’une nouvelle technologie dont la force consiste en l’alliage d’un moteur thermique à essence conventionnel et d’un moteur électrique. Cette coopération entre les deux moteurs dans le processus de fonctionnement du véhicule permet de diminuer considérablement la consommation d’essence (seulement 4 litres au 100 kilomètre, alors qu’un véhicule à essence moyen utilise environ 10 litres chez les Québécois et 6 litres chez les Européens) et d’abaisser de pair, et dans un taux considérable, les émissions de gaz à effet de serre dans l’environnement[24].   

 

Les modèles d’hybrides

Le premier véhicule hybride est apparu en 1997 du producteur japonais Toyota. Honda a suivi de prés en innovant, lui aussi, son véhicule à énergie verte. On présentait, alors, le véhicule hybride comme la technologie de l’avenir. Ces deux véhicules, la Prius de Toyota et l’Insight de Honda, fonctionnent différemment. La première est un véhicule électrique appuyé par un moteur à essence. Elle est ainsi plus écologique et consomme nettement moins d’essence. Elle peut fonctionner uniquement à l’aide du moteur électrique lorsqu’elle roule à moins de 50 kilomètre à l’heure[25]. Voiture hybrideLorsqu’elle augmente sa vitesse, le moteur thermique prend le relai du moteur électrique. De plus, quand elle n’avance pas, le moteur électrique s’éteint, ce qui empêche le véhicule d’émettre une quantité importante de pollution sonore et de GES[26]. En réduisant sa consommation d’énergie de quelque 25% d’essence, la Prius de Toyota répond aux normes le plus sévères concernant les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Elle se classe dans les Super ultra low emission vehicule en Californie. Elle dégage moins de 115 grammes de CO2 dans un kilomètre, soit environ 50% de moins qu’un véhicule à énergie conventionnelle[27]. La Prius de Toyota, une voiture familiale, consomme encore moins que la Toyota Yaris, une voiture économique[28]. Le nouveau modèle d’Honda Civic correspond également à ces mesures. Il se classe dans les Ultra low emission vehicule, en Californie[29]. L’Insight de Honda est un véhicule à essence appuyé par un moteur électrique ce qui diminue nettement sa consommation de pétrole[30]

 

Les risques de la technologie hybride

Les véhicules hybrides ne sont qu’une solution temporaire aux émissions de GES. Dans 10 à 15 ans, l’industrie automobile n’aura d’autre choix que d’innover vers des véhicules à consommation pétrolière nulle. En outre, les véhicules hybrides, étant de 5 à 10 000$ plus dispendieux que les véhicules à moteur thermique, ne trouvent pas une grande popularité auprès des consommateurs automobiles[31].Un autre défi concernant les véhicules hybrides est de ne pas en faire mauvais usage. En effet, alors que la fonction première d’un hybride est d’avoir une consommation d’essence inférieure à celle d’un véhicule à énergie conventionnelle, certains producteurs automobiles sont déjà en train de sortir sur le marché des véhicules utilitaires à 8 cylindres et d’autres modèles de 4X4 hybrides. Ceux-ci consomment de 12 à 13 litres par 100 kilomètres. C’est plus qu’une voiture économique ou de grosseur moyenne fonctionnant uniquement au pétrole[32].

Les véhicules électriques

 

 Les avantages

Selon l’agence métropolitaine de transport de Montréal, si l’on remplaçait les quelque quatre millions de véhicules que détiennent ensemble la totalité des Québécois par des véhicules électriques, il faudrait compter une augmentation d’environ 4 600 méga watt de puissance du réseau électrique du Québec. Cela représente, à lui seul, environ 15% de la production totale d’électricité d’Hydro-Québec. C’est l’équivalent de 25% de la production de la centrale hydroélectrique de la baie James. Pourtant, en modifiant l’énergie du pétrole pour celle de l’électricité, les consommateurs automobiles économiseraient gros. En effet, en prenant en ligne de compte le transport, la production de l’électricité et la puissance du moteur électrique, utiliser une voiture électrique serait l’équivalent de mettre de l’essence pour seulement 21 ¢ le litre dans une voiture fonctionnant au pétrole, et ce tout en éliminant prés du quart des émissions de gaz à effet de serre liées au transport (si l’on parle du marché automobile américain qui produirait l’électricité à partir de centrales au charbon)[33].

 Les inconvénients

VoitureSi l’on n’exploite pas davantage la voiture électrique, c’est définitivement à cause de la batterie. En effet, celle-ci est moins puissante et performante qu’un plein d’essence conventionnel. Avec seulement un litre d’essence, 300 fois plus d’énergie sont proliférées qu’avec un kilo d’une batterie au plomb[34].  De plus, les batteries conçus pour assurer aux voitures électriques une autonomie et une vitesse convenable sont dispendieuses[35]. Ainsi, les voitures électriques sont difficilement conciliables au rythme de vie de plusieurs individus. En effet, si l’on prend en exemple la Zenn,produite par la compagnie torontoise Feel Good Cars dans ses usines de Saint-Jérôme au Québec et disponible seulement aux États-Unis, qui constitue la première voiture électrique de série produite au Québec, il est impossible de l’utiliser à plus de 40 km/h et de lui faire parcourir plus de 50 km. De plus, il faut compter quelque huit heures pour recharger sa batterie[36].


[1] S. VAN DAMME. Histoire de l’automobile. (3 mars 2008). [En ligne].
http://www.histomobile.com/. (Page consultée le 22 février 2008).

[2] COGITERRA. Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisé. [En ligne].
http://www.actu-environnement.com/ae/news/2040.php4. (Page consultée le 22  février 2008).

[3] S.VAN DAMME.Histoire de l’automobile. [En ligne].
http://www.histomobile.com/. (Page consultée le 22 février 2008).

[4] COGITERRA. « Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés ». Cogiterra :juin
     2007. [En ligne]. http://www.actu-environnement.com/ae/news/2040.php4. (Page consultée le 22
     février 2008).

[5] S. VAN DAMME. Histoire de l’automobile. [En ligne].http://www.histomobile.com/. (Page consultée
     le 22 février 2008)

[6] Peugeot Citroën: historique. [En ligne].
http://www.psapeugeotcitroen.com/fr/psa_groupe/historique_b4.php. (Page consultée le 21 février 2008).

[7] S. VAN DAMME. Histoire de l’automobile. [En ligne].http://www.histomobile.com/. (Page consultée
     le 22 février 2008)

[8]Peugeot Citroën: historique. [En ligne].
http://www.psapeugeotcitroen.com/fr/psa_groupe/historique_b4.php. (Page consultée le 21 février 2008).

[9] S. VAN DAMME. Histoire de l’automobile. [En ligne].http://www.histomobile.com/. (Page consultée
le 22 février 2008).

[10] S. VAN DAMME. Histoire de l’automobile. [En ligne].http://www.histomobile.com/. (Page consultée
     le 22 février 2008)

[11] TRANSPORT QUÉBEC. Effet de serre et changements climatiques. [En ligne].
http://www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/ministere/ministere/environnement/changements_climatiques/effet_serre _changements_climatiques. (Page consultée le 22 février 2008).

[12] H. LE TREUT. L’effet de serre allons-nous changer le monde?. Paris : Flammarion, 2004. Page 182.  

[13] M.GODBOUT. La Chine et l’automobile. Montréal: Société Radio-Canada, 2005.  (Le point) 6 min.
    coul.

[14] FORD CANADA. Ford. [En ligne]. http://www.ford.ca. (Page consultée le 22 février 2008).

[15] THE WORLD WATCH INSTITUTE. Special focus China and India.Publié dans le Monde  diplomatique de mars 2006. [En ligne].  http://www.monde-diplomatique.fr/2006/03/BULARD/13310 . (Page consultée le 14 février 2008).

[16] STATISTICAL RESSOURCES ON THE WEB. Transportation. [En ligne].
http://www.lib.umich.edu/govdocs/sttrans.html#vehicle. (Page consultée le 14 février 2008).

[17] EQUATOR INITIATIVES. « Lumières vertes : Chine ».[En ligne].
    http://www.tve.org/ho/doc.cfm?aid=460&lang=French.(Page consultée le 14 février 2008).

[18] STATISTICAL RESSOURCES ON THE WEB. Transportation. [En ligne].
http://www.lib.umich.edu/govdocs/sttrans.html#vehicle. (Page consultée le 14 février 2008).

[20] STATISTICAL RESSOURCES ON THE WEB. Transportation. [En ligne].
 http://www.lib.umich.edu/govdocs/sttrans.html#vehicle (Page consultée le 14 février 2008).

[21] E.FULCHERI. Aperçus de l’industrie automobile en Chine et en Corée du Sud.
Paris : Édition spéciale de la conjecture économique des études industrielles, janvier-février 2005. Pages
     23-29.

[22] THE WORLD WATCH INSTITUTE. Special focus China and India.Publié dans le Monde  diplomatique de mars 2006. [En ligne].  http://www.monde-diplomatique.fr/2006/03/BULARD/13310 (Page consultée le 14 février 2008).

[23] H. LE TREUT. L’effet de serre allons-nous changer le monde?. Paris : Flammarion, 2004. Pages 152.
  

[24¸ R. DUCROUX et P. JEAN-BAPTISTE. L’effet de serre : Réalité, conséquences et solutions. Paris : CNRS Éditions, 2004. p.76.

[25] P. LUGASSY. « La voiture hybride ». Radio-Canada. [En ligne]. (1er juin 2006). http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/enjeux/niveau2_4571.shtml

(Page consultée le 25 février 2008).

[26] L. FONTAINE. « Rouler sans pétrole ». Québec Science. Vol.44, no 3 (novembre 2005), p.15.

[27] C. VILLENEUVE et F. RICHARD. « 2004 : revue de l’année atmosphère et changements climatiques ». Vecteur environnement. Vo. 38, no 1 (janvier 2005),  p.25-26.

[28] C.CHENEVOY. « La voiture hybride est la technologie du XXIe siècle ». L’Internaute. [En ligne]. (mars 2005).  http://www.linternaute.com/0redac_actu/0503-mars/interview-toyota-voiture-hybride.shtml (Page consultée le 21 février 2008).

[29] C. VILLENEUVE et F. RICHARD. Op.cit., p.25-26.

[30] P. LUGASSY. Op. cit.

[31] Ibid.

[32] L. FONTAINE. Op. cit., p.15.

[33] L. FONTAINE. Op. cit., p.15.

[34] Ibid. p.15.

[35] H. JONCAS. « L’auto toute électrique est prête…piles non comprises ». Les
Affaires.
[En ligne]. (22 novembre 2007). http://www.lesaffaires.com/article/0/transport-et-produits-industriels/2007-11-22/467558/lauto-tout-electrique-est-prete-piles-non-comprises.fr.html (Page consultée le 3 mars 2008).

[36] E. CÔTÉ-PALUCK. « Voiture électrique : 1ère québécoise ». Branchez-vous. [En
ligne]. (septembre 2006). http://environnement.branchez-vous.com/2006/09/voiture_electrique_1ere_quebec.html

(Page consultée le 3 mars 2008).  

 

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