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Le réchauffement climatique

 

Qu’est-ce que l’effet de serre?           

L’effet de serre est un phénomène naturel thermique. L’atmosphère laisse passer les rayons du soleil, qui sont réfléchis sous la forme de rayons infrarouges[1]. Cependant, certains gaz, appelés gaz à effet de serre, empêchent, dépendamment de la quantité de ceux-ci, les rayons de  retourner dans l’espace, bloquant ainsi la chaleur de ces rayons sur Terre[2]. L’augmentation de cette chaleur a des répercussions négatives sur la terre, puisqu’elle contribue à son réchauffement.  Les gaz à effet de serre sont des composants chimiques contenus dans l’atmosphère. Ceux présents en plus grande quantité sont le CO² et la vapeur d’eau[3]. Cependant, le CO² est nécessaire à la vie. Il est utile en petite quantité, mais devient nocif lorsqu’il se retrouve en trop grande quantité. Il faut donc favoriser des méthodes réduisant la production de celui-ci plutôt que celles ayant pour but de l’éliminer complètement. Les planètes Mars et Vénus connaissent aussi un phénomène d’effet de serre, mais celui-ci est beaucoup plus faible que celui que connaît la terre[4].      

Effet de serre       

 La présence du réchauffement climatique dans l’histoire           

Au cours,  de l’histoire, deux périodes de réchauffement climatique ont pu être enregistrée. La première période de l’histoire à avoir connue un véritable réchauffement climatique s’étend de l’an 800  à l’an 1300 après Jésus Christ[5]. Au cours de cette période, nommée l’optimum climatique médiéval, la température moyenne a augmentée de 0,5 degrés celsius[6]. Les causes de ce réchauffement sont cependant mystérieuses. Les résultats de celui-ci sont variés. Tout d’abord, deux sécheresses se sont produites au cours de cette période. La première, qui s’étendit  sur deux siècles, et la seconde qui dura 140 ans. Ces changements drastiques causèrent la mort de plusieurs individus, mais permis à d’autres de prospérer. En effet, certaines récoltes ne pouvant se faire exclusivement que dans des endroits chauds purent être réalisées dans des endroits qui autrefois n’étaient pas du tout favorable à celles-ci[7]. C’est le cas de l’Angleterre, avec les vignes de raisin et du Canada, dont les forêts purent s’étendre loin au nord du territoire. Enfin, l’exploration de nouveaux territoires pu aussi être réalisé. La découverte du Groenland (littéralement terre verte), par les Vikings nous laisse entrevoir l’inquiétante réalité de la fonte des glaces de ce territoire. C’est cependant au cours des quatorze dernières années que les dix températures les plus élevées ont étés enregistrés, dépassant les fortes températures obtenues au cours de la période de l’optimum médiéval[8]. L’année la plus chaude fut sans contredit l’année 2005, alors que la température moyenne enregistrée au cours de cette année était 15,1°C, soit 1,7°C de plus que toute les moyenne enregistrée au cours de l’histoire[9]!

Conséquences du réchauffement climatique


LRéchauffement climatiquees conséquences du réchauffement climatique sont variées et ne doivent pas être prises à la légère. Les conséquences directes de celui-ci ont été énumérées par le GIEC, le groupe de l’ONU, qui s’occupe d’étudier les conséquences des changements climatiques dans le monde. Six conséquences majeures ont été dénombrées par ceux-ci. Tout d’abord, des problèmes s’appliquent au niveau des climats[10]. Les précipitations sont plus fréquentes au nord et au milieu du globe. Elles sont moins fréquentes au sud, et les sécheresses, quant à elles, le sont plus. La fonte des glaciers et le recul des glaciers de montagne constituent aussi un problème nouvellement apparu[11]. Le GIEC prévoit même que d’ici 2050, la banquise aura complètement disparue en été[12]. Cette disparition est directement liée à l’élévation du niveau moyen de la mer, autre conséquence du réchauffement climatique. Les pratiques agricoles sont aussi modifiées. Enfin, l’apparition de phénomènes climatiques de plus en plus fréquents et de force de plus en plus élevée constitue la conséquence la plus dangereuse de ce réchauffement[13].

Perspectives économiques des changements climatiques

L’argument économique a souvent servi de prétexte aux grandes têtes dirigeantes du monde afin de ne pas adhérer aux différentes initiatives visant à réduire les rejets de gaz à effet de serre. De peur de rendre l’économie de leur pays ou région non concurrente, d’essuyer des pertes astronomiques et de perdre une grande partie de leur électorat , les dirigeants n’osent pas emboîter le pas. Cet argument, principale arme des « septiques », est lentement en train de tomber dans le camps adverse , celui des « alarmistes ».Le rapport rendu au gouvernement britannique par Nicholas Stern, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, met en évidence que l’impact des changements climatiques sur l’économie mondiale sera très important, davantage encore que les deux guerres mondiales réunies ou la grande dépression des années 30. Globalement , les changements climatiques pourraient provoquer une véritable récession mondiale. Dans son rapport, Stern chiffre à 6,8 trillions de dollars les impacts du phénomène en question si rien n’est fait pour l’atténuer. D’ici 2040, les coûts mondiaux des tempêtes dues au changements climatiques augmenteront probablement de 75% pour atteindre 27 milliards de dollars par an[14]. Ces chiffres forces maintenant les assureurs à mettre de plus en plus de pression sur le dos des grandes entreprises. Les actionnaires portent également de grandes attentions aux enjeux des changements climatiques. Plus récemment,  plusieurs investisseurs institutionnels ont apporté leur soutien aux résolutions des actionnaires d’ExxonMobil exigeant que le pétrolier analyse et communique davantage sur les risques financiers posés par les changements climatiquse.Ce n’est maintenant plus uniquement les scientifiques qui sonnent l’alarme, mais également les économistes et les financiers.

Les recommandations du rapport Stern 

Le rapport Stern suggère tout d’abord  que le renouvellement du protocole de Kyoto soit signé dès maintenant et non en octobre 2011 comme il était convenu. Puis, 1 % du produit national annuel de la planète, soit près 275 milliards d'euros sur 10 ans, devrait être consacré à la réduction de la production de gaz à effet de serre. Une telle dépense ne semble pas considérale, si  on la rapporte aux dépenses 10 à 20 fois supérieures que les plus grands pays pollueurs devront consentir s’ils ne font rien. Les autres recommandations majeures du rapports concernent les permis d’émissions, la coopération technique, la lutte contre la déforestation et l’aide des pays riches.[15]


[1] MINISTÈRE DU TRANSPORT DU CANADA. « Écoaction: ensemble pour faire plus avec moins ».
  Gouvernement du Canada. [En ligne].
http://www.ecoaction.gc.ca/index-fra.cfm. (Page consultée le 21
   février 2008).

[2] A. LARANÉ. «Le réchauffement climatique?». Hérodote. (Août 2006). [En   ligne]. 
http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=69. (Page consultée le 14   février 2008).

[3] A. LARANÉ. «Le réchauffement climatique?». Hérodote. (Août 2006). [En   ligne]. 
  http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=69. (Page consultée le 14   février 2008).

[4] H. LE TREUT. L’effet de serre allons-nous changer le monde?. Paris : Flammarion, 2004. Pages 110-
   112.
[5] A. LARANÉ. «Le réchauffement climatique?». Hérodote. (Août 2006). [En   ligne]. 
http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=69. (Page consultée le 14   février 2008).

[6] Impacts et conséquences: effet de serre. [En ligne].http://sages.free.fr/impact.htm.  (Page
    consultée le 14 février 2008). 

[7] A. LARANÉ. «Le réchauffement climatique?». Hérodote. (Août 2006). [En   ligne]. 
http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=69. (Page consultée le 14   février 2008).
[8] H. LE TREUT. L’effet de serre allons-nous changer le monde?. Paris : Flammarion, 2004. Page 53.  
[9] SAGE. Impacts et conséquences: effet de serre. [En ligne]. http://sages.free.fr/impact.htm.  (Page consultée le 14 février 2008). 
[10] MINISTÈRE DU TRANSPORT DU CANADA. « Écoaction: ensemble pour faire plus avec moins ».
   Gouvernement du Canada. [En ligne]. http://www.ecoaction.gc.ca/index-fra.cfm. (Page consultée le 21
    février 2008).
[11] SAGE. Impacts et conséquences: effet de serre. [En ligne].http://sages.free.fr/impact.htm.  (Page
     consultée le 14  février 2008). 
[12] MINISTÈRE DU TRANSPORT DU CANADA. « Écoaction: ensemble pour faire plus avec moins ».
    Gouvernement du Canada. [En ligne]. http://www.ecoaction.gc.ca/index-fra.cfm. (Page consultée le 21
    février 2008).

[13] SAGE. Impacts et conséquences: effet de serre. [En ligne].http://sages.free.fr/impact.htm.  (Page
    consultée le 14 février 2008). 

[14] Nicholas Stern. The economics of climate change (rapport), HM Treasury, Grande-Bretagne, 2006
[15] Coût et conséquences du réchauffement climatique, www.dossiersdunet.com. Consulté le 1 mars 2008
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