Bande
Accueil
Changements climatiques
Voitures hybrides
Biocarburant
Politiques
Urbanisation
Médiagraphie

Biocarburant 

L’éthanol

Les avantages

L’Éthanol fait partie de la lignée des agrocarburants ou biocarburants. Celui-ci à la faculté, lorsqu’il est mélangé à de l’essence, d’assurer une meilleure combustion de celle-ci et de diminuer, de pair, les émissions de dioxyde de carbone. Certains moteurs thermiques ont la faculté de fonctionner avec des mélanges composés de 15% d’essence régulier et de 85% d’éthanol. Certaines pétrolières offrent des mélanges accessibles à tous les types d’automobiles comptant 90% d’essence régulier pour 10% d’éthanol. Plusieurs pays, tels la Chine, les États-Unis et le Brésil, sont déjà très familiers avec l’utilisation de l’éthanol. Selon des statistiques de Ressources naturelles Canada, si l’on ajoutait 120 millions de litres d’éthanol aux 8 milliards de litres d’essence qu’on utilise au Québec, il serait possible d’abaisser de 200 000 tonnes les émissions de gaz à effet de serre, et ce, en prenant en considération les rejets de GES qui ont lieu lors de la production du maïs. De plus, les producteurs de maïs sont toujours en surplus de stock de près de 200 000 tonnes, ce qui leur permettrait aisément de fournir les producteurs d’éthanol[1]   

Les inconvénients

L’éthanol n’est pas uniquement synonyme d’énergie verte. En effet, plusieurs inconvénients sont liés à sa production. Les plantations de cannes à sucre situées dans les forêts tropicales, dans lesquelles l’éthanol est produit, sont davantage polluantes que l’utilisation d’essence elle-même. En effet, défricher ces plantations dégage près de la moitié plus de gaz à effet de serre que l’utilisation de l’essence elle-même. De plus, les cultures d’agrocarburants ont besoin d’une quantité immense d’engrais dont le principal ingrédient n’est nul autre que le pétrole. Actuellement, quelque 45 millions de tonnes de cet engrais est utilisé. Ceci a fait s’accroitre monumentalement les émissions d’oxyde nitreux. Il s’agit d’un gaz à effet de serre, dont les effets sur le réchauffement de la planète sont encore plus importants que ceux causés par le dioxyde de carbone. Enfin, l’utilisation de cet engrais dans des plantations des pays du Sud a des impacts encore plus grands sur le réchauffement climatique que s’il était utilisé dans les pays des zones tempérées.[2] 

 

Les politiques


Avec la récente ouverture de l’usine d’éthanol à base de maïs de Varennes, un nouveau pas a été franchi au Québec vers les biocarburants. Le gouvernement fédéral a déjà annoncé plusieurs fois qu’un minimum de 5% d’éthanol serait obligatoire dans l’essence « coast to coast». Cette mesure permettrait de garantir un marché pour ce carburant. Le directeur général d’Éthanol Greenfield Varennes, monsieur Jean Roberge, nous apprenais que ce pourcentage représente entre 2 et 2,5 milliards de litre, soit 20 distilleries comme celle de Varennes. L’éthanol, en 2003, coûtait jusqu’à 30 cents le litre de plus que l’essence. L’objectif du gouvernement Canadien, en 2003, était de produire un milliard de litre d’essence avec de l’éthanol
[3] . Avec des coûts de production de 60 cents le litre en 2003, la hausse récente des prix réussi à combler presque entièrement la différence.  Depuis les mesures incitatives n’ont pas cessé de pleuvoir. La taxe sur l’essence, par exemple, permettait de diminuer l’écart entre les deux carburants. En 2005, 3,9 milliard d’éthanol de gallons étaient produits aux États-Unis. L’objectif est d’atteindre 40 milliard en 2025 et une utilisation de 30 % d’éthanol dans les véhiculent au courant de la même année. Tout cela s’inscrit dans la politique du président américain de diminuer la dépendance des États-Unis envers le pétrole du Moyen-Orient[4] . Par contre, cette politique pourrait avoir des fondements principalement nationalistes[5] . En effet, aux États-Unis, on retrouve des publicités vantant la provenance des biocarburants. Malgré tout, une récente étude du ministère de l’environnement montra que l’utilisation de l’éthanol n’aura que peu d’impact sur les émissions de GES[6] . D’ailleurs, une étude publiée dans la Bibliothèque du parlement démontre des conclusions semblables[7] . Le «E-10» (10% d’éthanol pour 90% d’essence) produit du maïs diminuerait de 3 à 4% de GES. L’éthanol  fait de matière cellulosique donne de bien meilleurs résultats (6 à 8%). Quant au biodiesel, dépendamment de la matière dont il est utilisé, peut diminuer les émissions de GES entre 64% et 92%.  L’étude note aussi que le carburant utilisé pour produire l’éthanol influe beaucoup sur son aspect écologique. Pourtant, les États-Unis utilisant le charbon pour produire leur énergie polluent beaucoup plus. Déjà en 1993, le sous ministre du ministère de l’Environnement du Québec concluait que le bilan énergétique global pourrait être négatif.

 


[1]L. FONTAINE. « Rouler sans pétrole ». Québec Science. Vol.44, no 3 (novembre 2005), p.17.

[2]E. HOLT-GIMÉNEZ. « Les cinq mythes de la transition vers les agrocarburants ». Le monde diplomatique.

[En ligne]. (juin 2007). http://www.monde-diplomatique.fr/2007/06/HOLTZ_GIMENEZ/14846

(Page consultée le 21 février 2008).

[4] «Des Albertains à Ottawa et à Washington» RADIO-CANADA, (Vendredi 19 janvier 2007)

[En ligne]  http://www.radio-canada.ca/actualite/zone_libre/2007/01/19/001-sables-bitumineux-soif-eu.asp

[5] MOTAVALLI. Jim«Solution or Distraction? An Ethanol Reality Check» The New York Times http://www.nytimes.com/2006/05/14/automobiles/14GREEN.web.html?_r=1&scp=7&sq=environment%20california&st=nyt&oref=slogin

[7] FORGE, Frédéric. »Les biocarburants - politique énergétique, environnementale ou agricole?»

Division des sciences et de la technologie

http://parl.gc.ca/information/library/PRBpubs/prb637-f.htm

  conception