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Bonjour et bienvenue sur notre tout premier site web! Celui-ci porte sur un sujet d'actualité qui concerne chacun d'entre nous: les émissions de gaz à effet de serre découlant de la surconsommation automobile. Nous sommes quatre finissants en sciences humaines, profil passeport-international, et nous avons à cœur l'environnement. Cette session, de nombreuses conférences présentées entres les murs du Collège Édouard-Montpetit avaient pour objet l’environnement ainsi que le réchauffement climatique. Notre intérêt fut à un point tel, que nous avons décidé de faire du réchauffement climatique le sujet de notre projet de fin d'étude, réalisé dans le cadre de notre cours Démarche d'intégration des acquis en sciences humaines. Seulement, puisqu’il s'agit d'un domaine très vaste, cerner un sujet précis s'imposait. Nous avons donc sélectionné les gaz à effet de serre découlant de l’utilisation de l’automobile et nous avons décidé de nous concentrer sur les différentes solutions pouvant être apportées à ce problème. Bonne visite !

(De gauche à droite)

William Durand 
Andrée-Anne D. Gaudet
Mélissa Plante
Jean-Sébastien Fréchette-Demers

Équipe

 

Entrevue

 

 

ENTREVUE AVEC
Madame Louise Marchand, professeur de géographie au collège Édouard-Montpetit

L’industrie automobile est responsable de l’émission de 40% des gaz à effet de serre. Selon vous, quels sont les motifs ayant conduit l’homme au présent rapport qu’il entretient avec son automobile?

Le taux de 40% est plutôt pour le Québec ou le Canada. Ce n’est pas comme ça à travers la planète…heureusement! Si on avait tous les habitudes des nord-américains, on aurait besoin de plus de planètes, de pétrole et de ressources. Donc, les motifs qui ont fait que nous avons une telle relation avec notre automobile est tout d’abord le développement routier, qui a conduit le développement urbain de plus en plus vers les banlieues, ce qui fait que les gens ont besoin de leur petite voiture pour aller travailler. Comme ils sont de plus en plus loin, ils n’ont pas accès au transport en commun, ce qui fait qu’ils ont deux ou trois automobiles. C’est pour cette raison que l’on voit apparaître les nouveaux quartiers résidentiels avec les grosses maisons, les gros garages… Nous sommes aussi « bien » dans notre auto. On a l’impression d’avoir un certain pouvoir. Une automobile, c’est chauffé, c’est confortable, c’est climatisé, on peut y écouter la musique qu’on veut, au volume qu’on veut. Donc le confort associé aux véhicules cause cette attirance que nous avons envers ceux-ci. Cela me fait penser à un humoriste qui a vieilli, tout comme moi, Yvon Deschamps, qui disait dans les années 70, que l’ambition de tous les Québécois était d’avoir un « char ». C’est peut-être ce qui explique que même si nous avons la possibilité d’acheter de plus petits véhicules, nous continuons quand même à acheter de grosses voitures.

Les véhicules hybrides représentent-ils une alternative envisageable et efficace en comparaison des véhicules classiques fonctionnant à l’aide du pétrole?

Bon, je dirai que ceux-ci représentent une alternative, mais cela doit être nuancé, puisque ce type d’automobile doit être rechargée à l’électricité et que celle-ci est produite à l’aide de combustibles fossiles : charbon et autres. Si nous étions capable de la recharger avec de l’énergie solaire ou de l’énergie provenant d’éolienne, cela pourrait constituer une alternative envisageable. Il faut aussi prendre en compte que pour le moment, les gens n’en achètent pas beaucoup, car le prix est plus cher que les petites voitures économiques. Même le CAA conseillait d’acheter une Honda civic ou une Corolla plutôt qu’une voiture hybride, compte tenu  du fait que la durée des voitures hybrides n’est pas encore garantie. Mais, des pays comme la Chine et l’Inde sont en ce moment en train de travailler sur des petites voitures, puisque la Chine est justement en ce moment au prise avec une forte pollution causée par les grandes villes. D’ici une  dizaine d’années, ceux-ci pourraient pouvoir nous offrir des véhicules hybrides économiquement abordables.

Est-ce que l’utilisation des biocarburants (ex : éthanol) est la solution du futur?

Sa dépend avec quoi l’éthanol est fabriqué. Plusieurs dossiers d’actualités s’inquiètent du fait de voir des cultures, qui à la base devraient être utilisées pour la consommation des humains (canne à sucre, maïs…) qui sont plutôt utilisées pour produire des biocarburants, ce qui augmente l’ampleur de la crise alimentaire mondiale. Si il est possible de faire les biocarburants avec des rebuts ou des déchets forestiers ou industriels… même avec des huiles de cuisson, cela pourrait être une bonne voie à suivre…Mais pas au détriment de la sécurité alimentaire mondiale.

Au niveau économique, quels seront, selon vous, les impacts engendrés par les nouveaux moyens de transports ainsi que es politiques prises par le gouvernement?

Lorsqu’on parle de nouveaux moyens de transports, certains semblent nouveaux, comme les nouveaux Tramways, qui ont l’air de trains à grande vitesse, qui ressemblent très peu aux Tramways que l’on pouvait apercevoir à Montréal dans la première moitié du 20e siècle. Je pense que la voie d’avenir, ce sera  le transport en commun. Si celui-ci est confortable et est offert à un prix abordable, la demande face à celui-ci augmentera. La preuve de ces dires, c’est qu’actuellement, les trains de banlieues sont bondés, ce qui fait que les gens ne les prennent pas, car ils ont de la difficulté à trouver une place assise et que cela leur est donc plus inconfortable.

La croissance monstre de la Chine contribue à l’augmentation de l’effet de serre. Que pensez-vous du fait que la Chine soit exemptée du protocole de Kyoto, en raison de son statut de pays en voie de développement? Pensez-vous que ce statut doit être modifié?

Je pense qu’il devrait l’être, par contre, je ne pense pas comme Bush, qui est aussi sévère avec la Chine qu’avec les États-Unis. Si on compare les unités du ratio de pollution et d’émission de gaz à effet de serre des étatsuniens ou des canadiens versus ceux produits par les chinois, ceux-ci polluent moins que nous. Cependant, leur croissance actuelle est inquiétante, comme l’augmentation des ventes d’automobile en Chine qui ne cesse de s’accroître, pourraient devenir inquiétant, mais les Chinois sont en train de développer des moyens de transports moins polluants, ce qui constitue une lueur d’espoir. Certains économistes et écologistes comparent quelquefois les gaz à effet de serre produit par unité de PIB. Par exemple, par 1000 dollars de PIB Chinois, à combien équivaut celui des États-Unis? Ils sont actuellement les deuxième plus polluant et deviendront probablement bientôt les premier, devançant les États-Unis. Pour cette raison là, ils devraient être inclus dans l’étape deux  du processus de Kyoto, mais avec certains accommodements tenant compte du fait que depuis longtemps les États-Unis se sont gavés des ressources naturelles de la planète et polluent beaucoup. Cela serait donc un bon exemple si les pays du nord réduisaient leur émission et leur consommation de ressource plutôt que de demander aux autres de cesser de consommer. Il faut prêcher avec l’exemple.

Sommes-nous prêt, en tant que société nord américaine, à modifier nos habitudes, au niveau du transport et de la consommation, pour que des méthodes plus respectueuses envers l’environnement soient appliquées?

Je pense que nous sommes prêt mentalement. Cela me rappelle la conférence de François Cardinal, lorsqu’il disait que les Québécois, lorsqu’on leur pose la question disent êtres prêts à faire beaucoup de choses, mais que lorsque nous arrivons au niveau concret, ceux-ci le sont un peu moins. Ce qui nous donne raison de croire qu’il y aura peut-être des changements au niveau de ces agissements, c’est de voir que dans l’actualité, l’on voit de plus en plus la présence des questions environnementales. Les gens sont de plus en plus sensibilisés. Pendant longtemps, ont a pensé que cela ne changerai rien si nous posions de petites actions, mais de plus en plus, nous sommes au courrant de nos habitudes qui sont de plus en plus énergivores, qui détruisent les ressources, et qui nuisent au développement durable. Dans ce sens là, je pense que les générations qui sont à l’école maintenant sont en train de conscientiser l’ensemble de la société en conscientisant leurs parents, leurs voisins… J’ai confiance en l’avenir.

Quelles sont les actions que nous pouvons tous poser individuellement afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre?

La liste pourrait être longue! Pour penser à des exemples que François Cardinal nous a donné au cours de sa conférence, l’on pourrait essayer de faire du développement urbain, qui ne serait pas seulement constitué des banlieues résidentielles, où nous sommes obligés d’utiliser une voiture, mais plutôt des développements qui incluraient des commerces de services situés pas très loin, des endroits où l’on pourrait se rendre à pied pour acheter des choses comme du lait, ou des distances que l’on pourrait couvrir en vélo. L’automobile serait donc moins nécessaire. Cependant, l’on continue de mettre sur pied des développements qui nécessitent l’utilisation d’automobiles, et comme la densité de population est très faible, il est très coûteux de mettre sur pied des services de transports en communs, donc il n’y a pas beaucoup d’autobus, car il n’y a pas assez de monde et qu’il n’y a pas assez de monde parce qu’il n’y a pas assez d’autobus. C’est un peu comme la pub de saucisse qui stipule que plus de gens en mangent parce que les saucisses sont fraîches et que comme les saucisses sont fraîches plus de gens en mangent. C’est une publicité des années 70 qui explique bien cette situation. Je pense         que le gouvernement  pourrait aussi poser des actions. Je ne suis pas contre le fait qu’il faudrait taxer plus les automobiles et l’essence, à condition que l’argent soit redistribué aux bons endroits : réparer les routes, le transport en  communs, mettre plus d’automobiles hybrides sur les routes… Il y a des actions à poser individuellement et collectivement. Il faut se rappeler que si l’on agit individuellement et localement, globalement cela va donner des résultats.

Vue la présente condition de la Terre et les changements que celle-ci subie, croyez-vous qu’il sera encore possible aux êtres humains de s’adapter? Pensez-vous qu,il est encore possible de modifier ce qui a déjà été fait?

J’ai en tête les propos de la conférence d’il y a deux jours de Alain  Bourque d’OURANOS, qui nous expliquait que nous n’avions pas le choix de nous adapter aux changement climatiques, car ceux-ci arrivent. L’ampleur de ceux-ci dépendra des actions de chacun, principalement de celles entreprises par les pays du nord. Il sera possible aux humains de s’adapter, si la hausse des températures n’est pas trop grande. L’on essaie d’envisager des scénarios mettant en scène un doublement de la concentration de CO² au cours du prochain siècle, mais si on assiste à des scénarios mettant en scène le triple ou le quadruple de cette concentration, il sera difficile de s’adapter. Cela me fait penser à une nouvelle que j’ai lue hier. En Colombie-Britannique, un insecte se développe et se nourrit de certains arbres, et parce que les forêts se meurent, les arbres qui se décomposeront rapidement émettront beaucoup plus de gaz à effet de serre. Pas comme les automobiles, mais cela sera significatif. L’on peut déjà voir des hausses de températures, que l’on trouvent minimes, et qui passent du 1 à 0,7 degrés Celsius; mais cela est suffisant pour entrapercevoir ce qui pourra se produire dans les prochaines années. Pour reprendre un thème abordé par Claude Villeneuve, qui a écrit un livre sur les changements climatiques : il craint que l’on atteigne un seuil de non retour, un seuil où le processus du réchauffement s’accélérera. Ce qui me fait croire qu’il a peut-être raison, ce sont les scénarios qu’Alain Bourque nous a présenté quant au nord canadien, où l’on a pu apercevoir depuis 1990 un réchauffement de la région. Nous dirigeons nous vers cela? Si la réponse est oui, cela peut être inquiétant, et nous n’aurons peut-être pas toutes les possibilités pour nous adapter. En terminant, les pays du nord sont en ce moment en train de mettre de coté des ressources financières suffisantes pour contrer les problèmes climatiques qui découleront des changements climatiques, alors que les pays du sud ne le pourront pas et devront se fier à l’aide internationale. Pour conserver notre stabilité mondiale il faut donc agir de façon à contrer ces changements qui nous semblent immuables.

 

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