Introduction

Notre projet de fin d’études consiste à faire un portrait de la situation actuelle en Irak ainsi que de tracer l’historique du pays et ce qui a mené ce dernier à la guerre civile qu’il connaît présentement suite au renversement de Saddam Hussein et à l’invasion de l’armée américaine en mars 2003. Nous avons choisi ce sujet car il fait partie de l’actualité et nous voulons tenter de le comprendre afin de l’expliquer aux autres. Pour ce faire, nous aborderons divers sujets touchant à plusieurs disciplines des sciences humaines, notamment la science politique, économique, géopolitique, sociologique et historique.

En ce qui a trait à la science politique, nous parlerons évidemment de la guerre en Irak menée par les États-Unis, la tentative de démocratisation, les élections suite au départ du dictateur, l’aide de l’Iran en ce qui a trait à l’armement de l’arsenal des milices irakiennes, la pendaison de l’ancien dictateur, les revendications du peuple kurde, etc.

Pour le côté économique, il est intéressant d’aborder le sujet du pétrole puisque celui-ci est une des raisons de la présence américaine dans ce pays. De plus, plusieurs enjeux économiques sont reliés à cette ressource. D’autres aspects économiques seront aussi abordés comme les relations commerciales avec d’autres pays, la dette extérieure, les industries et l’agriculture. Les solutions pour une relance économique future sont aussi un sujet important à approfondir.

Pour ce qui est du côté sociologique, il va sans dire que la population irakienne a de la difficulté à se remettre sur pieds suite aux années de guerre qui ne cessent de se succéder. Les tensions déjà présentes entre les différentes communautés chiites, sunnites et kurdes ne cessent de s’accroître. C’est d’ailleurs une des raisons majeures pour laquelle le pays connaît actuellement une guerre civile qu’il sera intéressant d’étudier. Une des principales conséquences découlant de ce conflit est un exode migratoire qui fait maintenant peur aux autorités puisque le Moyen-Orient n’a pas connu de telles migrations depuis la Palestine en 1947. Ces quelques phénomènes ont une incidence directe sur les problèmes sociaux de l’Irak et des pays voisins.

De plus, les populations qui s’exilent dabs d’autres pays, comme la Jordanie ou la Syrie, ne sont pas autorisées pleinement à s’y installer pleinement en tant que réfugiés, mais sont perçues comme des personnes résidant au pays temporairement. Cela touche un peu la discipline géopolitique et c’est ce que nous allons tenter de démêler puisque c’est un sujet que Human Rights Watch et Amnistie Internationale regardent de près ces derniers temps.

Quant au portrait historique du pays, il va nous servir à comprendre comment le pays en est venu à avoir une dictature pendant de nombreuses années, comment le pays est entré en guerre plusieurs fois et pourquoi des élections ont été difficiles à réaliser suite au départ du dictateur en 2004.

Sous l’angle disciplinaire de la géographie, nous allons approfondir la question des kurdes, des relations chiites-sunnites. Nous pourrons à ce moment délimiter ces peuples et voir comment se fait-il qu’ils ne peuvent vivre en commun sur un même territoire, alors que des pays voisins ayant à peu près les mêmes caractéristiques en tant que cultures différentes ne vivent pas de tels problèmes. Nous allons voir que beaucoup de gouvernements se penchent sur la situation en Irak, mais aussi des organisations non-gouvernementales comme Médecins sans frontières par exemple. Enfin, nous allons voir que l’Irak n’est pas en conflit avec des pays voisins, mais avec des pays plus loin. Nous n’avons qu’à penser aux États-Unis et à la Grande-Bretagne.

 

 

Politique

Anne-Sophie L’Espérance

L’angle disciplinaire avec lequel j’ai travaillé est la science politique. Il sera donc question de faire ressortir les différentes politiques intérieures et extérieures de l’Irak, délimiter les pouvoirs du nouveau régime mené par le kurde Jahal Talabani, d’essayer de comprendre pourquoi les Américains ont peut-être fait un mauvais choix en enlevant Saddam Hussein du pouvoir en ce qui concerne les différentes communautés et leurs relations peu amicales. De plus, il va sans dire qu’il faut aborder le sujet de la guerre en Irak, les raisons pour lesquelles les États-Unis se sont lancés dans une telle bagarre en donnant comme raison supposément justifiable la tentative de démocratisation du pays et, évidemment, l’assaut des gisements pétroliers, bien que cette dernière raison soit beaucoup plus subtile dans le discours américain. Ensuite, il sera question aussi de la situation particulière des Kurdes, peuple qui a longtemps demandé l’indépendance au nord du pays, mais qui toutefois étaient contraints par l’ex-dictateur et le Parti Baas. Après, il faut absolument parler des élections législatives que le pays a connues en décembre 2005 suite à la mise en place d’un gouvernement intérimaire puisque c’était la première fois qu’un président était réellement démocratiquement élu. Un gros dossier qui ne peut passer à côté du rôle de l’Islam, de l’identité de la nation irakienne et des différents pouvoirs accordés aux régions au sein d’un même gouvernement mené par des chiites, mais qui a à la tête un kurde. La tournure politique que l’Irak a prise dans les dernières années est-elle bénéfique pour le pays ou oblige-t-elle le pays de vivre encore une fois dans le chaos?

 

Sources

AGENCE FRANCE-PRESSE. Le Pentagone critique un de ses responsables, qui avait établi des liens entre Al-Qaïda et Saddam Hussein, Le Devoir, samedi 10 février 2007.

Sujet dont presque tout le monde connaît, mais qui semble flou: les raisons pour lesquelles le gouvernement de Bush a envoyé des troupes en Irak en 2003. Cet article fournit des informations sur les accusations du gouvernement américain et du Pentagone à l’endroit d’Al-Qaïda et de Saddam Hussein concernant un lien entre le régime du dictateur et Ben Laden. Toutefois, il semble que l’invasion américaine en Irak ait bien d’autres raisons d’avoir lieu que le simple doute non justifié d'une alliance entre les deux.

AGENCE FRANCE-PRESSE. Iraq warns Turkey against cross-border operation, Middle East Times, 21 février 2007, [en ligne] : http://www.metimes.com/storyview.php?StoryID=20070221-
115132-9033r
(page visitée le 7 mars 2007).

Le nord de l’Irak, peuplé par des Kurdes, est le territoire en ce moment convoité par les Turcs pour neutraliser une organisation terroriste considéré comme un groupe armé séparatiste qui se serait réfugié dans cette partie du pays. Le vice-président irakien a donc promis aux autorités turques qu’il ferait en son possible pour régler le problème et que cette région ne servira pas de tremplin pour le groupe terroriste contre de possible attaques contre la Turquie. Même dans cette région où il semblait régner une certaine atmosphère beaucoup plus paisible qu’au centre et au sud de l’Irak, le gouvernement irakien se retrouve avec un autre conflit sur le dos à régler. La situation semble un peu s’envenimer parce que même Washington veut s’en mêler. Sans toutefois aborder trop le sujet dans notre recherche, il est quand même intéressant de voir que la Turquie et l’Irak ont en ce moment un certain conflit relié à un groupe armé.

AHMED, Nadia. J'ai voté sous les bombes, Actualité, vol. 31, no 3, 1er mars 2006, p. 30-32.

Bien que ce genre de publication ne soit pas nécessairement une excellente source concernant les relations internationales, cet article a tout de même de bonnes informations claires sur l’Irak et les dernières élections. De plus, il explique le nom des partis, leur place au sein du nouveau gouvernement et brièvement les relations tendues entre les différentes communautés irakiennes.

CIPRIANI, Jean-Philippe. Guerre en Irak: un an plus tard, Radio-Canada, [en ligne] : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/Irak-UnAn/ (page visitée le 7 mars 2007).

Un dossier en ligne sur le site de Radio-Canada qui permet de faire le point sur la situation en Irak un an après que la guerre ait été déclanchée. Fiche technique, informations sur la Constitution provisoire, la réaction de l’ONU, la reconstruction du pays, la possibilité selon les Américains qu’il y ait des armes de destruction massive, la composition du Conseil transitoire irakien, etc.

CHAUMET, Véronique. Journal de l’année 2004-2005, État du monde 2006, Éditions La Découverte/Boréal, 2005, p. 44-47.

Rétrospective des événements qui se sont passés partout dans le monde au cours des années 2004 et 2005 avec des dates clés. Par exemple, tenues de conférence, bombardements importants, élections législatives, etc.

CLAUDE, Patrice, LANGELLIER, Jean-Pierre et Sophie SHIHAH. La guérilla n'est pas parvenue à empêcher le referendum en Irak, Monde – Sélection hebdomadaire, no 2972, 22 octobre 205, p. 2.

Rétrospective des dernières élections où le scrutin s’est déroulé dans le calme. Le Kurdistan a même participé moins que prévu et cela met évidemment en question de l’identité kurde et de leur avenir. Bien que les Kurdes ont beaucoup plus d’assurance que durant le régime de Saddam Hussein où ce dernier s’ingérait dans leurs affaires, les Kurdes savent qu’ils ont plus de contrôle pour leur avenir. Quant aux Arabes sunnites, ils pensent que le vote a été «joué d’avance» en particulier parce que le gouvernement américain semblait détenir beaucoup plus d’informations que la commission électorale. De plus, l’article nous apprend que le pays ne s’attendait pas nécessairement à ce qu’il y ait plus de personnes allant voter puisque selon l’UNICEF, 60% de la population irakienne serait illettrée.

DANIEL, Sara. Irak : la honte – La pendaison de Saddam Hussein, Nouvel Observateur, No 2200, 4 janvier 2007, p. 30.

Ce texte relate non seulement la cruauté de l’ancien dictateur, quelques crimes qu’il a pu commettre au cours des années où il a régné mais également parle de la pendaison même de Saddam Hussein. De plus, Mme Daniel nous énumère les raisons pour lesquelles la pendaison a été précipitée.

DAWOD, Hosham. Irak, État du monde 2006, Éditions La Découverte/Boréal, 2005, p. 209-215.

Article portant sur les nouvelles dynamiques politique, militaire et économique du pays suite au renversement de Saddam Hussein. Il parle également du transfert de souveraineté du pays à un responsable irakien, en l’occurrence à une Coalition intérimaire chargée de «surveiller» le pays jusqu’aux élections de 2005. C’était la première fois dans l’histoire irakienne qu’un président avait été élu, donc c’est signe de progrès pour la politique irakienne. De plus, il parle de la situation de Kurdes en Irak.

DUGUAY, Nicolas. Qui est Moqtada Al-Sadr?, Radio-Canada, [en ligne]: http://www.radio-
canada.ca/nouvelles/actualite/irak/
(page visitée le 7 mars 2007).

Cet article décrit brièvement la vie d’une des figures importante de la résistance irakienne et l’influence qu’il exerce sur la population irakienne, mais surtout auprès des jeunes chiites des banlieues de Bagdad. Ce dernier a également créé l’Armée du Mahdi qui s’assure de protéger les lieux saints chiites. On dit même que le imam aurait des liens avec l’Iran, ce qui lui permettrait de rentrer au sein du régime iranien.

GALBRAITH, Peter W. et al. Irak : à qui profite le chaos?, Courrier international, No 774, 1er septembre 2005, p. 26-33.

Article portant sur l’avantage que les chiites et les kurdes tirent de la situation présente en Irak suite au retrait du dictateur. Selon l’auteur, l’Iran aurait accès à tous les renseignements dont disposent l’Irak et qu’il y aurait une possibilité pour les deux États de former une coopération militaire. Quant aux responsables kurdes, ceux-ci préfèrent envisager que l’Irak leur permette de conserver leurs propres lois et de gérer leurs ressources comme le pétrole et l’eau. L’auteur dit même qu’il y aurait en ce moment deux grands problèmes au pays: l’insurrection et l’ingérence iranienne. De plus, il y a un petit article tiré du journal américain The New Republic où on fait mention de Moqtada Al-Sadr, cet imam chiite radical qui a adopté la cause anti-américaine.

GARET, Fred, MEIER, Volkmar et al. Irak : élections générales, Agence France- Presse, 2005, [en ligne]: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/AFPanimation/IraqElecFR2601/index1.html (page visitée le 7 mars 2007).

Ce site permet d’accéder à une rétrospective des élections de façon simplifiée avec une carte du pays ainsi que plusieurs dates clés de l’histoire de l’Irak qui permettent de comprendre la difficulté des élections. Une description du peuple irakien avec chacune ces communautés est donnée avec une fiche technique du pays, tout ça de façon très simplifiée et originale.

GLOBAL SECURITY. Iraq coalition Troops: Non-US Forces in Iraq, février 2007, [en ligne] : http://www.globalsecurity.org/military/ops/iraq_orbat_coalition.htm (page visitée le 7 mars 2007).

Je me suis servie de ce site pour comprendre quelles étaient les nations qui avaient participé à la guerre en Irak depuis 2003 et j’étais surprise de constater qu’il y en avait beaucoup. On retrouve entre autres le Nicaragua, la Thaïlande, la Hongrie, le Japon et l’Italie.

GORDON, Stuart. Fixing a hole, Baghdad Bulletin, 10 juin 2003, [en ligne] : http://www.baghdadbulletin.com/pageArticle.php?article_id=15&cat_id=17
(page visitée le 7 mars 2007).

Cet article dénonce les conséquences de la guerre en Irak sur la population irakienne, comme quoi la pauvreté et la négligence entraînées par le régime de Saddam Hussein ont mené à la destruction du pays ainsi que de toutes ses structures puisque ces dernières étaient affaiblies. Il faut tout reconstruire, mais plusieurs difficultés les contraignent. Bien que le texte discerne plusieurs bons côtés du départ de l’ancien dictateur, il va sans dire qu’il a été écrit en 2003 et que plusieurs conséquences ont affecté le pays depuis comme la guerre civile entre les différentes communautés et le non retrait des Américains et des Britanniques en terre irakienne.

GUARDIAN UNLIMITED. Special Report: Iraq, [en ligne]: http://www.guardian.co.uk/Iraq/0,,423009,00.html (pages visitées le 7 mars 2006).

Un dossier sur l’Irak est monté par le journal The Guardian qui comprend des séquences vidéo et audio, des photos, un dossier spécial dédié à Saddam Hussein, un dossier sur les politiques américaines et britanniques, d’autres dossiers sur les pays environnants ainsi que sur le pétrole, etc. Bref, ce site semble couvrir presque toute l’actualité irakienne, en particulier ce qui concerne la guerre qui sévit là-bas. De plus, le site offre plusieurs liens en ligne vers des sites des Nations unies, l’administration américaine, d’autres médias comme Middle East Times et un site relatant l’histoire du pays.

HOURCADE, Bernard. Une identité en mutation, État du monde 2006, Éditions La Découverte/Boréal, 2005, p. 198-199.

Un aperçu général de la région (Proche et Moyen-Orient) pour comprendre les relations entre les pays dans le cœur du monde musulman. De plus, l’article dit que l’arrivée de Jahal Talabani au pouvoir en 2005 « marque un tournant dans la nature des rapports entre ethnicité et politique dans la région. » Le texte donne également des explications possibles des multiples guerres qui ont ravagé la région.

HURST, Steven. Soupçons de l’armée américaine : L’Iran serait derrière l’envoi de bombes en Irak, Le Devoir, lundi 12 février 2007, p. b1.

Bien que le sujet dont nous traitons ne parle pas directement de la guerre en Irak par les Américains, il est certain que nous ne pouvons passer à côté. Dans cet article, nous pouvons constater qu’il y a une certaine alliance entre les milices irakiennes et iraniennes puisqu’il y a introduction, depuis le départ de Saddam Hussein, d’un nouvel arsenal militaire qui serait admis au pays clandestinement.

LAGARDE, Dominique. Sunnites-chiites : nouvelle guerre?, Express, No 2897, 11 janvier 2007,
p. 42-43.

Bien que ce texte semble plutôt relater des faits concernant la population chiite en conflit avec la population sunnite, le texte fournit de bonnes informations concernant les pouvoirs respectifs de chacun en Irak, comment la majorité chiite a renversé un gouvernement dirigé par un sunnite et les conséquences du départ de Saddam Hussein pour l’Irak. De plus, l’article donne de brèves statistiques concernant la place de la population chiite en Irak et également dans d’autres pays.

LEVESQUE, Claude. Réfugiés irakiens : Une crise humanitaire à l'horizon, Le Devoir, lundi 12 février 2007, p. b1.

Bien que ce soit un sujet un peu plus sociologique, il est intéressant aussi de l’aborder d’un point de vue politique puisque l’exode massif d’irakiens fuyant un pays ravagé par la guerre comporte des conséquences pour le pays et aussi pour les pays accueillants illégalement ces réfugiés.

MONTPETIT, Isabelle. Irak : élections à hauts risques, Radio-Canada, [en ligne] : http://www.
radio-canada.ca/nouvelles/actualite/nouvelles/200501/26/001-elections-irak.shtml#ecran1
(page visitée le 7 mars 2007).

Article écrit avant les élections et qui expose le processus électoral détaillé ainsi que plusieurs chiffres et mesures qui ont servi pour tenter de faire en sorte que ces élections se fassent de la façon la plus simple possible, sans trop d’anicroches. Plusieurs liens sont offerts afin de comprendre par vidéo la tenue de ses élections et plusieurs hypothèses sont émises de la part de la journaliste sur la situation irakienne après les élections. Un article qui permet de bien cerner le problème des élections.

MONTPETIT, Isabelle. Irak : le bourbier, Radio-Canada, septembre 2004, [en ligne] : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/irak/bourbier/index.html (page visitée le 7 mars 2007).

Un bon dossier relatant les événements en Irak avant septembre 2004, les justifications du gouvernement Bush pour attaquer l’Irak, les différentes lignes religieuses qui vivent en Irak, les conditions qui sont défavorables à la paix dans cette région du monde et la nécessiter d’instaurer un régime démocratique en remplacement du régime dictatorial de Saddam Hussein. Elle explique également le gouvernement intérimaire qui a eu le rôle dès juin 2004 d’être responsable du pays. Le dossier offre également un calendrier des événements de la transition du pays vers la souveraineté et la composition du gouvernement intérimaire. Bref, un très bon dossier pour essayer un faire un bref survol sur la situation en Irak, aussi en ce qui concerne les rébellions, le terrorisme, la faiblesse de l’armée irakienne, l’économie et les médias.

NAIM, Mouna, BOLE-RICHARD, Michel. Tensions entre sunnites et chiites avant les résultats des législatives. Monde – Sélection hebdomadaire, No 2982, 31 décembre 2005, p. 3.

Des voitures piégées, des attentats, des manifestations, ce sont les réactions que le pays connaissait avant les élections législatives du 15 décembre 2005. Ces manifestations ont donné un avant-goût des obstacles qui devront être surmontés pour la formation d’un gouvernement. Talabani et Al-Sistani essaient de faire en sorte de combler le grand fossé entre les communautés irakiennes et espèrent que le gouvernement permettra de les remettre sur leurs rails puisque ces divisions entraînent la guerre civile. Le texte fait également référence à la situation dans les prisons en Irak où il y a de sévères violations des droits humains et où les prisonniers seraient soumis aux tortures et aux mauvais traitements des autorités.

PERSPECTIVE MONDE. Tenue d'élections législatives en Irak. Université de Sherbrooke, [en ligne] : http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=397 (page consultée en février 2007).

Ce site de l’université de Sherbrooke offre un portrait global mais assez complet de l’Irak et fait un bilan de ce qui a pu se passer dans les dernières années afin de nous éclairer sur la situation. Cette section a aussi pu donner de brefs renseignements concernant les dernières élections et fournit de l’information sur le gouvernement actuel.

RADIO-CANADA. Conférence sur l’Irak : Les doutes subsistent, 1er mars 2007, [en ligne] :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2007/03/01/002-irak-conference-
jeudi.shtml
(page visitée le 7 mars 2007).

Une conférence aura lieu le 10 mars 2007 pour tenter de faire le point sur la situation stabilisante en Irak et aura comme invités les États-Unis, bien sûr, mais également la France, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine et quelques pays voisins de l’Irak comme l’Égypte et la Jordanie. Cet article permet aussi parler de l’influence iranienne auprès des milices chiites irakiennes même si Téhéran semble le nier.

RADIO-CANADA. Lendemain d'élection en Irak : « une nouvelle phase », 31 janvier 2005, [en ligne] : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200501/31/002-742-Irak-
Lundi.shtml
(page visitée le 7 mars 2007).

Cet article fournit des chiffres, des statistiques, sur les dernières élections irakiennes. De plus, quelques liens possibles pour visionner des documentaires ou des émissions radiophoniques sur le sujet. Ceci donne un bon résumé du déroulement des élections, sujet un peu complexe, mais simplifié par cet article. On peut même avoir l’opinion du président Bush se disant fier et content d’avoir réussi une partie de sa mission en Irak, affirmant que cela est un grand pas vers l’avant.

RADIO-CANADA. Saddam capturé, 19 octobre 2005, [en ligne] : http://www.radio-
canada.ca/nouvelles/dossiers/Irak-UnAn/
(page visitée le 7 mars 2007).

Dossier consacré à la capture de l’ancien dictateur, mais ce qui est particulièrement intéressant, ce sont les enjeux reliés à cette capture pour l’Irak, mais aussi pour les États-Unis. « La capture de Saddam Hussein met fin à un important chapitre de l'histoire de l'Irak marqué de 50 ans de luttes politiques, de répressions et de conflits sanglants. » De plus, le dossier offre une biographie du dictateur.

THE IRAQ FOUNDATION. Iraq's Pledge Project, [en ligne] : http://www.iraqfoundation.org/projects/iraqpromise/ipindex.htm (page visitée le 7 mars 2007).

Cette page nous fournit les lois qui devraient faire partie de la nouvelle constitution irakienne pour que le pays fonctionne sur une base démocratique. Cette organisation est une organisation non gouvernementale qui travaille pour les droits humains et la démocratie. Cela donne une bonne idée de ce que les Américains tentent d’implanter comme régime politique en Irak puisque cette organisation en en lien avec American Bar Association et la Foundation for the Defense of Democracies.

UNIVERSITÉ CANADIENNE DE LAVAL. Irak. 31 décembre 2006, [en ligne]: http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/asie/irak.htm (page visitée le 8 mars 2007).

Site consacré à l’Irak, avec des données générales sur l’économie, l’histoire, la politique, etc. Par contre, un bon résumé de l’intervention américaine, de la politique qu’avait Saddam Hussein, de l’autonomie kurde et de la nouvelle Constitution irakienne.

VERRIER, Michel. Quelle autonomie pour les Kurdes d’Irak?, Monde diplomatique, mars 2004, [en ligne]: http://www.monde-diplomatique.fr/2004/03/VERRIER/10898?var_recherche=Irak (page visitée le 8 mars 2007).

Bien que les Kurdes ait abandonné l’idée de leur indépendance, ils réclament quand même une Constitution fédérale qui leur garantirait leur pleine autonomie. Cet article parle de l’histoire du peuple kurde et de leurs réactions face à la guerre menée par les États-Unis. Selon le journaliste, cette guerre serait dans un certain sens bénéfique aux Kurdes puisque la sécurité s’est accrue depuis quelques années, laissant au peuple plus de liberté, surtout depuis que le parti Baas a été éliminé.

WIKIPÉDIA. Élection de l'Assemblée nationale d'Iraq, 2005, [en ligne]: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_de_l'Assembl%C3%A9e_nationale_d'Iraq,_2005 (page visitée le 7 mars 2007).

Cette encyclopédie en ligne permet d’éclaircir le sujet des élections irakiennes en montrant les différentes alliances électorales qui se sont présentées, ainsi que les résultats des votes avec le nom des leaders de chacun des partis. Cela permet de mieux comprendre la complexité de telles élections puisqu’on compte un peu plus de vingt partis représentés. Ces partis n’ont toutefois pas tous des sièges au sein de l’assemblée, mais plusieurs petits partis minoritaires ont une place prépondérante au sein de ce gouvernement, comme l’Alliance démocratique et patriotique du Kurdistan et la Liste irakienne.

WIKIPÉDIA. Parti Baas. [en ligne]: http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_Baas (page visitée le 8 mars 2007).

Cela m’a aidé à comprendre la situation des Kurdes pendant des années suite à la pression du parti Baas d’unifier tous les États arabes en une seule nation.

YOUKHANA, Daniel. Beating Big Brother, Baghdad Bulletin, 7 juillet 2003, [en ligne] : http://www.baghdadbulletin.com/pageArticle.php?article_id=47&cat_id=9 (page visitée le 7 mars 2007).

Cet article permet de voir à quel point l’ancien régime du dictateur irakien ne laissait pas beaucoup de place à la liberté de presse, mais également contrôlait pratiquement tout ce qui se passait dans le pays, y compris les chaînes de télévision, les services internet, le cinéma, etc. Toutefois, même si une certaine partie de la population pouvait avoir accès à de tels services, Saddam Hussein, appelé dans cet article comme the Big Brother, s’ingérait toujours dans ces services. De même que pour les livres, il les contrôlait, mais laissait toutefois plus de liberté, ce qui a permis à une élite intellectuelle en Irak de prendre un peu de pouvoir. Bref, cet article permet de voir le pouvoir qu’avait le dictateur auprès de la population irakienne.

 

 

Sociologie

Sophy Lambert-Racine

Du côté sociologique, on retrouve bon nombre d’informations au sujet de deux problèmes actuels de l’Irak qui semblent inter-reliés: la guerre civile se produisant entre sunnites et chiites et les déplacements massifs de la population découlant de cette guerre sanglante.

Tout d’abord, il est essentiel de comprendre la différence entre sunnites et chiites, qui sont deux variantes de l’Islam. Ces communautés sont en désaccord sur certaines croyances liées à la succession d’un de leur prophète. Mais leurs différents semblent beaucoup plus d’ordre politique que réellement religieux.

Une recherche plus approfondie au sujet de la guerre civile est nécessaire pour comprendre la problématique. La déchéance du climat politique irakien est causée en partie par l’intervention américaine en 2003 qui a inversé les rapports de force entre ces deux communautés. La minorité sunnite autrefois dominante sous le régime de Saddam Hussein n’acceptent pas la perte de son pouvoir au profit de la majorité chiite duquel fait parti le nouveau gouvernement. On remarque même certaines tensions à l’intérieur de ces communautés (observations de combats entre milices chiites) ce qui démontre bien les conflits généralisés entre individus.

L’une des conséquences directes du climat politique et social irakien très instable est la migration massive de la population. En effet, c’est par centaines de milliers que les Irakiens, tant chiites que sunnites, kurdes ou chrétiens quittent le pays pour des territoires plus stables et amicaux avec leur culture. On mentionne comme principaux pays les accueillant la Jordanie, la Syrie, l’Iran et le Liban. On remarque aussi un déplacement des populations à l’intérieur du pays. Les régions à dominance chiites ou sunnites le sont de plus en plus visiblement car les membres d’une même communauté préfèrent se regrouper, par raison de sécurité.

  

Sources

ADLER, Alexandre. « La théocratie iranienne victime du conflit en Irak ». Le Figaro. [En ligne].
http://www.lefigaro.fr/debats/20060713.FIG000000027_la_theocratie_iranienne_victime_du-
_conflit_en_irak.html
(Page consultée le 13 février 2007).

Ce texte explique la nature du conflit irakien entre chiites et sunnites du point de vue de l’Iran. En effet, certains mouvements intégristes iraniens souhaitent une réconciliation de ces deux communautés pour être capable d’expulser les États-Unis du Moyen-Orient. Toutefois, cet espoir semble impossible car les deux communautés semblent de mieux en mieux organisées pour se faire face.

COLE, Juan. « Chiites et sunnites unis par le nationalisme : l'occupation américaine de l'Irak
en-échec ». Le monde diplomatique.
No 602, mai 2004, p. 11.

Malgré les nombreuses tentions qu’on peut observer entre les différentes communautés d’Irak, l’auteur insiste sur le fait que sunnites et chiites partagent une opinion commune au sujet de leur pays. Cole délaisse les conflits entre ces deux communautés pour mettre l’emphase sur leur désir de voir disparaître l’occupation américaine de leur pays (point de vue différent de la plupart des auteurs).

COULON, Jocelyn. « Guerre civile ». CÉRIUM. [En ligne]. http://www.cerium.ca/article2018.html (Page consultée le 4 mars 2007).

On explique dans cet article les principales causes ayant menées à la guerre civile irakienne tout en identifiant qu’elle est une guerre à la fois partisane et identitaire: les chiites et sunnites sont en premier lieu unis face à leur mépris des Américains et ensuite totalement opposés dans le sanglant conflit religieux actuel.

DE LANSALUT, Gaëtane. « Le spectre d’une guerre civile ». RFI actualité. [En ligne]. http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/074/article_42058.asp (Page consultée le 4 mars 2007).

Ce reportage fait l’analyse d’un point chaud de la guerre civile irakienne: la destruction d’une mosquée de grande importance pour la communauté chiite qui soupçonne bien sûr les sunnites. Alors que certains prient les chiites de garder la tête froide, d’autres (comme certains partis politiques) bloquent le processus de formation d’un futur gouvernement à cause de leur refus de négociations entre communautés raciales et religieuses.

DESCHNER, Günther. «Le conflit de demain: Chiites contre Sunnites». Altermedia. [En ligne]. http://be.altermedia.info/politique/le-conflit-de-demain-chiites-contre-sunnites_6025.html (Page consultée le 13 février 2007).

Cet article, provenant de l’association Synergie européenne (s’intéresse à l’actualité politique internationale) nous informe sur les principaux alliés des deux communautés en conflit. L’Arabie saoudite apporte du support aux sunnites alors que l’Iran est une source d’appui pour les chiites. L’Irak est le seul mur empêchant l’éternelle confrontation entre ces deux pays farouchement opposés.

HENDAWI, Hamza. « Les réfugiés d’Irak, fardeau pour les pays voisins ». L’Express, l’hebdo des francophones du grand Toronto. (Semaine du 6 au 12 février 2007), p. A8.

Cet article venant d’un journal hebdomadaire de Toronto fait le point sur l’émigration irakienne et ses conséquences plutôt fâcheuses pour les pays les accueillant (pénurie de logement, difficulté économique, écoles surpeuplées, etc.). On donne aussi bon nombres de statistiques concernant le nombre d’émigrants et de familles déplacées à l’intérieur de l’Irak.

INSTITUT FRANÇAIS DES RELATIONS INTERNATIONALES. RAMSES 2007. Paris: Économica, 2007. p. 18-19, 237, 249, 250-251.

Cet ouvrage donne un portrait très clair et complet de la situation politique instable en Irak. On nous explique les raisons pour lesquelles le conflit entre sunnites et chiites a éclaté. Un excellent dossier de la guerre civile irakienne nous fait un portrait des événements qui ont envenimés les tensions déjà présentes entre ces deux communautés et on nous parle aussi des migrations de populations à l’intérieur du pays (une importante conséquence de la guerre).

INTERNATIONAL CRISIS GROUP. « The Next Iraqi War? Sectarianism and Civil Conflict ». Crisis group. [En ligne]. http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?id=3980&l=1 (Page consultée le 4 mars 2007).

Tout en faisant un portrait global du pays dans le contexte de guerre civile tant sur les plans sociaux que politiques, l’International Crisis Group fait différentes recommandations aux gagnants des élections de 2005, au gouvernement des États-Unis, et aux États voisins d’Irak. Ce document nous sensibilise aux conséquences que pourrait avoir l’effondrement de l’Irak sur la population.

KHAN, Jooneed. « Violences sectaires: plus de 1300 Irakiens tués en cinq jours ». La Presse.(1 mars 2006), p. A16.

Cet article fait un retour sur quelques attentats marquants de la guerre civile en Irak. On y explique aussi que l’information au sujet des victimes est très mal diffusée (beaucoup plus de victimes qu’on ne le laisse croire). On affirme aussi que le conflit entre chiites et sunnites est favorisé par certains pays les encourageant (notamment l’Iran, la Jordanie et l’Arabie Saoudite).

KUTSCHERA, Chris. « L’exode des Kurdes ne fait que commencer ». RFI actualité. [En ligne]. http://www.rfi.fr/actufr/articles/014/article_6288.asp (Page consultée le 13 février 2007).

On nous explique dans ce texte que la population kurde, malgré la possession de leur propre territoire, souffre d’un sérieux problème d’isolement par rapport au reste du monde. Dû à plusieurs embargos qu’on leur a imposés, la situation économique est très difficile, ce qui entraîne bon nombre de problèmes sociaux et une volonté d’émigration, même si cette possibilité est particulièrement difficile pour cette population.

LAFOURCADE, Fanny. « Les champs politiques et les sociétés civiles ». Guide d’Irak-sur-web. [En ligne]. http://www.mom.fr/guides/irak/irak.htm (Page consultée le 7 mars 2007).

Ce site internet, créé par une docteure du Centre d’Études et de Recherches Internationales de Sciences Politique de Paris nous dresse un bref portrait de tous les partis politiques appartenant au chiites, sunnites et kurdes. Elle décrit aussi les différentes associations et ONG qui sont apparus après la chute du régime de Saddam Hussein.

LEGARDE, Dominique. « Sunnites-chiites: nouvelle guerre? ». L’Express. No 2897, 11 janv. 2007, p. 42-43.

Cet article explique brièvement la différence entre le chiisme et le sunnisme. Il nous décrit aussi l’origine du conflit entre ces deux communautés qui a maintenant dégénéré en guerre civile. On énumère aussi les pays alliés à chacune de ces communautés tout en nous expliquant que ce conflit pourrait dégénérer dans tous le Moyen-Orient.

MINISTÈRE DES DÉPLACÉS ET DES MIGRANTS D’IRAK. Draft Plan of (MODM) Conference to support National Reconciliation and Dialogue Plan et Minister News. Site officiel du ministère des Déplacés et des Migrants d’Irak. [En ligne]. http://www.iraqi-modm.org/english%20modm/planing.htm (Page consultée le 4 mars 2007).

Le site officiel de ce ministère nous permet d’avoir accès à quelques statistiques concernant le nombre de familles qui ont été déplacé tout en mettant à jour les futures mesures du gouvernement pour aider ces familles. Le rapport du ministre Dr. Abdul Samad R. Sultan nous explique brièvement les origines des conflits présents et les objectifs principaux de son ministère (protection et soutient des familles…).

MINOUI, Delphine. « L’Irak: partir ou mourir ». L’Express. No 2879, 7 septembre 2006, p. 34-35.

Cet article de périodique d’actualité politique fait une analyse du phénomène d’émigration massive des Irakiens. On nous explique que la cause principale de cette tendance est la guerre civile qui sévit entre les communautés chiites et sunnites. On nous cite les principales conséquences de la guerre civile et les principaux pays où les Irakiens ont tendance à fuir.

NAIDOO, Kumi. « La société civile à une heure d’incertitude mondiale ». L’Observateur de l’OCDE. Juin 2003, p. 32.

Le président de CIVICUS, une organisation internationale vouée au renforcement de la société civile dans le monde, est très alarmiste au sujet du conflit en Irak. Il affirme qu’il pourrait avoir des répercussions sociales tant sur les droits des Irakiens que sur bon nombres d’individus éloigné de cette guerre. La guerre nous a, selon lui, éloigné de certains problèmes sociaux de grandes importances (pauvreté, égalité des sexes dans le monde, etc).

PERRIN, Jean-Pierre. « Sanglante rivalité entre milices chiites dans le sud de l’Irak ». Libération. [En ligne]. http://www.liberation.fr/actualite/monde/212598.FR.php (page consultée le 13 février 2007).

Cet article nous démontre que la guerre civile irakienne n’oppose pas seulement les communautés sunnites et chiites. On retrouve aussi de violents conflits entre milices chiites dans le sud de l’Irak qui menacent de se répandre dans le reste du pays. On y explique donc les principales causes et enjeux de ce conflit inquiétant.

PERTHES, Volker. « Guerre en Irak: vers un nouvel ordre régional? » Politiques étrangères. 68e année, no 3-4, automne-hiver 2003, p. 539-552.

Ce texte nous permet d’observer bons nombres de motivations et craintes de la population irakienne. On affirme que celle-ci, surtout du côté chiite, est incommodée par la présence américaine qui risque d’avoir une influence dans le conflit présent: ils ont la crainte que les États-Unis favorisent les sunnites et/ou quitte le pays avant le règlement des conflits actuels.

PRIER, Pierre. « La fuite massive des Irakiens en Syrie ». Le Figaro. [En ligne]. http://www.lefigaro.fr/reportage/20061201.FIG000000044_la_fuite_massive_des_irakiens-
_en_syrie.html
(Page consultée le 4 mars 2007).

Cet article décrit le phénomène d’émigration massive des Irakiens en Syrie afin de fuir la guerre civile. Ces réfugiés occupent maintenant des proportions monstres dans la population syrienne et sont accusés d’être la cause de problèmes sociaux en hausse dans le pays. On décrit aussi les conditions difficiles dans lesquelles ils doivent vivre.

QUID. « L’Islam cotemporain ». Quid. [En ligne]. http://www.quid.fr/2007/Religions/L_Islam
Contemporain/1?emph=chiite,sunnite,conflits,sunnites,chiites,conflit&query=conflit+
sunnites+chiites
(Page consultée le 17 février 2007).

Ce site internet spécialisé dans les renseignements liés aux différentes religions nous donne un lexique lié à l’Islam. On y apprend entre autre la différence de croyances religieuses entre chiites et sunnites. Leurs différences se situent surtout face à leur opinion de la personne qui aurait dû succéder à Mohammad.

ROMANO, David. « Turmoil in Post-Saddam Iraq: Speed Bumps or Roadblocks? » CÉRIUM. [Document PDF]. http://www.irpp.org/po/archive/may04/romano.pdf (Page consultée le 8 mars 2007).

David Romano, chef d’une équipe de chercheurs de l’Université McGill au Kurdistan, a rédigé un essai concernant la situation politique actuelle de l’Irak qu’il a observé lui-même sur le terrain. Il observe de nombreux problèmes de gouvernance menant à de graves conséquences au sein de la population qui croit de moins en moins en la démocratisation de leur pays.

TESTOT, Laurent. « Quand la religion devient idéologie de rébellion ». Sciences humaines hors série. No 47, décembre 2004, p.62-63.

Lors d’une entrevue, l’auteur a recueillis les propos de Mark Juergensmeyer, directeur du laboratoire Global & International Studies à l’université de Santa Barbara en Californie. On y a apprend que les conflits dit religieux sont souvent liés à un problème d’une autre origine et on y retrouve aussi les raisons qu’énumèrent les communautés religieuses d’Irak pour expliquer la guerre entres elles et les États-Unis.

VOLTAIRENET. « L’exode irakien accélère la croissance de la population mondiale des réfugiés ». Voltairenet : réseau de presse non-aligné. [En ligne]. http://www.voltairenet.org/ article140697.html (Page consultée le 14 février 2007).

Ce texte est très riche en statistiques concernant tant les émigrants que les populations déplacées à l’intérieur de l’Irak. On donne aussi bon nombre de renseignements concernant les problèmes sociaux et autres impacts engendrés par cet important déplacement de population. On mentionne notamment l’exode des cerveaux de l’Irak et l’augmentation du nombre de réfugiés dans le monde.

 

 

Histoire

Sandra Richard

Après l’entrée en guerre de l’Empire Ottoman qui se liera à l’Allemagne lors de la Grande guerre (1914-1918), les Britanniques envahiront le sud de la Mésopotamie en 1914. Au fil des années, il prendront de l’expansion, jusqu’à occuper toute la Mésopotamie en 1918. L’Empire Ottoman n’existera plus et les Britanniques iront jusqu’à promettre à Mc Mahon Hussein, chérif de La Mecque, l’indépendance d’un grand royaume arabe. Cette promesse ne fut pas tenue. La Grande-Bretagne et la France signeront l’accord Sykes-Picot qui procèdera à un échange du Proche-Orient. En 1920, la SDN donnera un mandat aux Britanniques sur le territoire irakien et, écœurés par la présence des Britanniques, les arabes se soulèveront contre eux. L’année suivant ce soulèvement, les Britanniques prendront la décision de mettre sur le trône Fayçal Ier, qui se trouve à être le fils de Mc Mahon Hussein. D’ailleurs, la population a reconnu son roi à la suite d’un plébiscite qui a été voté à 96%.

L’indépendance du pays aura lieu en 1932, lorsque le pays rentrera dans la SDN. Par contre, les Britanniques signeront avec les Irakiens un traité d’alliance qui prévoit que pendant vingt-cinq ans, les Britanniques pourront se déplacer librement sur deux anciennes base de la Royal Air Force. En 1933, Ghazi 1er succèdera à son père Fayçal. Durant son règne, il y aura beaucoup de coups d’État reliés au courant nationaliste. Il mourra en ayant comme seul successeur son fils de quatre ans, Fayçal II, qui ne prendra le pouvoir qu’en 1953. Pendant les années où il ne pourra régner, son oncle assurera le pouvoir.

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques confieront le gouvernement au général Nuri-al-Said qui subira un coup d’État, mais qui, aussitôt que les Britanniques rentreront dans le pays, reprendra sa place. En 1943, l’Irak déclarera la guerre aux puissances de l’Axe. Pendant les années de 1945 à 1946, les Kurdistan se soulèveront et ils auront l’appui de URSS. Encore là, l’armée britannique viendra s’en mêler.

Après la défaite que subira l’Irak en attaquant Israël en 1948, le nationalisme irakien prendra plus d’ampleur, au point d’être capable de démanteler le traité d’alliance avec la Grande-Bretagne. Le 24 février 1955, l’Irak signera le traité de Bagdad avec les Britanniques, la Turquie, le Pakistan et l’Iran. Ce traité se trouve à être un système de défense contre l’URSS, en cette période de guerre froide. Après la crise de Suez, les Britanniques céderont la place à leur confrère américain, qui prendra le relais.

Le 14 juillet 1958, un coup d’État, mené par des officiers dirigés par le général Abdel Karim Kassem, met fin à la monarchie irakienne. Le coup d’État mettra aussi fin au début d’une république dirigée par Kassem, qui lui aussi sera renversé et exécuté, en février 1963. Le roi Fayçal II et son neveu seront assassinés lors du soulèvement. Aussi, en 1959, l’Irak se retirera du pacte de Bagdad.

Le 8 juillet 1963, Kassem sera renversé par un groupe d’officiers baasistes et, dès lors, Abd al-Salem Aref deviendra le président de l’Irak. En 1966, suite à la mort de ce dernier, son frère lui succèdera. Le 17juillet 1968, le gouvernement du général Aref sera renversé, malgré les promesses de démocratisation et d’élections. Le général Hasan al-Bakr va être nommé à la tête du Conseil du commandement de la Révolution. Sous son règne, l’Irak participera à la guerre du Kippour contre Israël et le régime resserrera ses liens avec les Soviétiques.
En 1979, al- Bakr aura pour successeur Saddam Hussein. Un an après son arrivée au pouvoir, Hussein rentrera en guerre avec l’Iran. Les principaux enjeux de cette guerre seront la région stratégique du Chatt al-areb et pour le contrôle des eaux Arabo-Persique. On peut également évoquer le motif d’une lutte pour la suprématie régionale. Cette guerre ne prendra fin que le 20 août 1988, lors d’un cessez-le-feu.

En 1990, l’Irak envahira le Koweït pour des raisons dites historiques et parce qu’il évoquera des droits sur ces territoires. Ces raisons évoquées par Saddam Hussein pour justifier son acte ne sont en fait que des excuses pour cacher les véritables raisons de cette invasion, qui sont le manque de ressources financières au lendemain de la guerre avec l’Iran. Avec l’énorme potentiel de pétrole au Koweït et le fait que le Koweït a un avantage monétaire sur le baril de pétrole enrage Saddam et la goutte d’eau qui déclenche cette invasion est le refus du Koweït de louer deux îles à l’Irak, qui profiterait d’un accès stratégique au golfe Persique. Malgré l’ultimatum lancé par l’ONU, l’Irak refusera de quitter le Koweït. Dès lors, une coalition américaine va envoyer pour chasser les irakiens du Koweït (guerre du Golfe en 1991). Chose qui fût faite en six semaines.

Mars 2003 est l’entrée en guerre des Américains contre l’Irak .En moins de trois semaines, le pays tombera entre les mains des Américains. Dès lors, la reconstruction du pays est mise en œuvre, sans toutefois être facile. À l’heure actuelle, même si les Américains ont réussi à attraper Saddam Hussein et à le rayer de la carte, cette guerre se retrouve à être la pire erreur que les Américain n’ont jamais faite. Les raisons données par le président Bush pour attaquer le régime de Saddam Hussein faisaient état de l’Irak qui possédait des armes de destructions massives, ce qu’aujourd’hui, comme nous le savons, est faux. Selon plusieurs experts, cela prendra des décennies pour que l’Irak puisse se remettre complètement des années Saddam.

 

Sources

ARMANET, François.« Le piège irakien », Le Nouvel Observateur, NO 2068, Édition du 24 juin 2004, p. 54-55

Cette source est une reproduction d’un article publié en 1920 par le colonel T.E.Lawrence qui était un officier et écrivain britannique et qui a vécu en Syrie et en Mésopotamie. On fait état dans le texte des difficultés de l’armée britannique dans les colonies en Mésopotamie. On fait mention aussi de la période de révolte des arabes contre les troupes britanniques. L’auteur défend bien le point de vue des Arabes dans ce texte en critiquant certains faits.

CAPSULE 5/5. « Que s’est-il passé en Irak depuis 1979? », Radio-Canada, 28 février 2003 (en ligne) http://www.radio-canada.ca/nouvelles/5sur5/shtml/clips/330.shtml#top (page consultée le 8 mars 2007)

Dans cette capsule, il est question de la période de prospérité qu’a connu l’Irak avant l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein. Pendant cette période de prospérité que créaient les ressources pétrolières, l’Irak s’est vu doté d’un réseau de services sociaux, ainsi que d’hôpitaux. L’école primaire devient obligatoire en 1976. Par contre, avec l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein, tous les efforts seront mis dans l’armement du pays et dans la guerre avec l’Iran.

CBC NEWS. «The story of Iraq», (en ligne) http://www.cbc.ca/news/background/iraq/index.html (page consultée le 5 mars 2007)

Cet article de CBC News relate l’histoire de l’Irak, à partir de la première civilisation jusqu’à aujourd’hui, mais l’article met surtout l’accent sur les évènements du dernier siècle: des monarchies jusqu’aux coup d’État en passant par l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein C’est un article très bien structuré et facile à comprendre en suivant le cours des événements et très bien détaillé pour la partie historique du travail.

« Crise du Golfe », Jeune Afrique, NO 1551, Édition du 19 sept 1990, p. 14-27

Cette source est un dossier sur la crise du golfe. On y parle de la présence militaire des pays arabes dans le golfe Persique, des contributions consenties par les alliés des Américains, des relations entre l’Irak et l’Iran, de l’embargo décrété par l’ONU contre l’Irak et du déroulement des premières heures de l’invasion du Koweït par l’Irak. Bref, c’est une source bien intéressante remplie d’informations utiles pour la recherche.

CUAU, Yves, PAUTARD, André, BOGATY, Thierry. « L’invasion du Koweït par l’Irak: l’ordre du monde ébranlé », NO 2040, Édition du 17 août 1990, p. 5-14

Dans ce dossier, on parle encore beaucoup de l’impact du conflit Irak-Koweït sur la politique mondiale et des relations entre les pays arabes et l’Occident. Ce qui a le plus retenu mon attention, c’est la partie où l’on parle de l’historique des revendications territoriales de l’Irak au Moyen-Orient.

DESPRATX, Michel, LANDO Barry. « Notre ami Saddam : quand les États-unis et la France s’alliaient à la dictature », Le Monde diplomatique, No 608, Édition novembre 2004, p. 12-13

Dans cet article, il est question du soutien de l’enquête tant financière, militaire et autre offert par les États-unis et la France à Saddam Hussein, depuis les années 1960. Dès lors, les États-unis et la France deviennent complices, indirectement, de l’Irak, puisque l’Irak a utilisé les ressources données par ces deux pays dans le cas de l’invasion du Koweït, du gazage de Halabja, du massacre des Chiites et de bien d’autres choses mentionnées dans le texte.

« Histoire Irak », Encyclopédie Encarta, Microsoft2000

Ce logiciel est une des premières sources sur laquelle je me fis pour bien bâtir ma recherche. Toute l’histoire est très bien expliquée et avec cela, j’ai accès à beaucoup d’informations concrètes et fiables. Je peux d’ailleurs tout vérifier et, des fois, mieux comprendre d’autres sources avec ce logiciel. Elle constitue la base de ma recherche.

« History of Iran », (en ligne) http://www.iranchamber.com/history/iran (page consultée le 5 mars 2007)

Dans cette source, il est question du conflit entre l’Irak et l’Iran. C’est une source très détaillée qui comprend l’historique de la guerre de 1980-1988 et l’offensive menée par les Irakiens de 1980-1982. De plus, une longue partie sur le premier jour de la guerre entre ces deux pays est relatée en détails.

PERSPECTIVES MONDE, « Début de la guerre Iran-Irak ». Université de Sherbrooke, (en ligne) http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=571 (page consultée le 5 mars 2007)

Cette source fait état des différends politique qui sont à l’origine de ce conflit, donc le fait que les pays arabes producteurs de pétrole voient l’Irak sous un mauvais œil, depuis la révolution islamique du pays en 1979. On fait aussi mention de la méfiance de Bagdad envers l’Iran qui appuie les irakiens chiites, on aborde le fait que Saddam Hussein a dénoncé l’Accord Alger en 1975 et finalement que l’Irak a envahi le territoire du Khouzistan en Iran, une région qui est riche en pétrole.

PERSPECTIVES MONDE, « Utilisation d’armes chimiques par l’Irak ». Université de Sherbrooke, (en ligne) http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=573 (page consultée le 5 mars 2007)

Dans cette source, on fait mention du soutien de l’Irak envers les Kurdes de l’Iran et vice-versa pour les Kurdes de l’Irak qui sont soutenus par l’Iran durant la guerre Irak- Iran. On aborde le fait que les Irakiens ont bombardé la ville de Halabja avec des gaz toxiques moutarde qui ont fait plus de 5 000 victimes et le fait qu’ils ont violé le Protocole de Genève de 1925 en ayant recours aux gaz toxiques.

PERSPECTIVES MONDE, « Renversement du Faycal II en Irak ». Université de Sherbrooke (en ligne) http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=60 (page consultée le 5 mars 2007)

Dans celle-ci, on fait état du renversement du pouvoir du roi Faycal II et de sa mort et de celle de son neveu, le prince héritier Abdul Illah. On mentionne que le coup d’État a été fait par un groupe d’officiers dirigés par le général Abdel Karim Kassem qui, suite aux pressions (qui sont mentionnées dans le texte) de la part des nationalistes irakiens qui ont mené à la fin de la monarchie irakienne et au début d’une république dirigée par ce même Kassem, sera lui aussi renversé et exécuté, en février 1963.

PERSPECTIVES MONDE, « Renversement du gouvernement en Irak ».Université de Sherbrooke (en ligne) : http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=95 (page consultée le 5 mars 2007)

On aborde dans cette source là le renversement, en 1963, de Kassem. Suite à cela, l’Irak sera dirigée par le président Abdul Salam Aref et, par la suite, par son frère. Malgré des promesses de démocratisation et d’élections, cela n’empêchera un autre coup d’État mené par Ahmed Hassan el-Bark qui, lui, est favorable au socialisme et à des ouvertures envers l’Égypte. Il restera au pouvoir jusqu’en 1979 et Saddam Hussein sera son successeur.

TRIPP, Charles. « Leçons d’une histoire coloniale oubliée », Manière de voir, No 78, Édition décembre 2004-janvier 2005, p. 67-69

Il est question dans cette source d’un retour sur la conquête de la Mésopotamie par les Britanniques en 1914. On aborde d’ailleurs le type d’administration qu’ils ont implanté, les conséquences décisives de la révolte de 1920 et le retrait de la Grande-Bretagne. On parle aussi des enjeux de la reconstruction politique de l’Irak pour les États-unis.

RADIO-CANADA. «Biographie de Saddam Hussein»,14 décembre 2003 (en ligne) http://www.
radio-canada.ca/nouvelles/special/nouvelles/saddam/bio.shtml
(page consultée le 8 mars 2007)

Cette source est importante, puisqu’elle aborde l’ascension au pouvoir de Saddam Hussein, la guerre entre l’Iran et l’Irak, la guerre du Golfe, l’après-11 septembre 2001 jusqu’au mars 2003 et bien sûr la biographie de Saddam Hussein. Toute la source est importante d’un point de vue historique.

RADIO-CANADA. « Règlement de comptes avec le Koweït », 17 janvier 2003 (en ligne) http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-9-581-3022/guerres_conflits/guerre_golfe/clip1 (Page consultée le 7 mars 2007).

Dans ce reportage de Radio-Canada, il est question de l’invasion du Koweït par l’Irak pour des raisons dites historiques et parce qu’il évoque des droits sur ces territoires. Ces raisons qui sont évoquées par Saddam Hussein pour justifier son acte ne sont en fait que des excuses pour cacher les véritables raisons de cette invasion qui sont le manque de ressources financières au lendemain de la guerre avec l’Iran. Avec l’énorme potentiel de pétrole au Koweït et le fait que le Koweït a un avantage monétaire sur la baril de pétrole enrage Saddam. La goutte d’eau qui déclenche cette invasion est le refus du Koweït de louer deux îles à l’Irak qui profiterait d’un accès stratégique au golfe Persique.

RADIO-CANADA. « Un éclairage fascinant »,30 janvier 2003 (en ligne) http://archives.radio-
canada.ca/IDC-0-9-581-3030/guerres_conflits/guerre_golfe/clip9
(page consultée le 8 mars 2007)

Dans ce documentaire qui est une archive télé de Radio-Canada, il est question d’une entrevue avec Pierre-Jean Luizard, qui est le plus grand spécialiste en Occident de l’Irak On mentionne dans cette entrevue les véritables intérêts et les véritables motivations des acteurs de ce conflit (mars 2003). On remonte aussi dans le temps du conflit entre l’Irak et l’Iran, lorsque les États-unis, la France et l’Allemagne ont donné leur appui à l’Irak soit politiquement, financièrement ou militairement. En fait, la base du reportage est la relation entre les États-unis et l’Irak d’hier à aujourd’hui. De plus, à la fin de l’entrevue, Luizard laisse entendre que l’Irak aurait envahi le Koweït avec l’accord tacite des Américains.

RADIO-CANADA. « Que sont les grands moments de l’histoire de l’Irak? », Capsule 5/5, 7 février 2003 (en ligne) http://www.radio-canada.ca/nouvelles/5sur5/shtml/clips/315.shtml (page consultée le 8 mars 2007).

Comme le titre le mentionne, dans cette capsule 5/5 de Radio-Canada, il est question des grands moments de l’histoire irakienne. On revient sur la période de la Première Guerre mondiale, quand la Grande-Bretagne a pris possession d’une bonne partie du Proche-Orient. On revient sur cette période pour bien expliquer les problèmes actuels que vit l’Irak.

ROY, Dominic. « La guerre du Golfe et ses effets sur la question palestinienne », Histoire du XXe siècle : Perspectives internationales, Édition Modulo, Montréal, 2003, p. 329-330.

Dans ce livre d’histoire, qui a été mon livre pour le cours de « Guerre et paix du XXe siècle », on parle de la question de la Palestine qui serait intensément liée à l’invasion du Koweït. Saddam Hussein a voulu se faire le champion de la cause de l’identité arabe face à l’Occident en cherchant à faire un rapprochement avec le Koweït et Israël, qui sont considérés comme deux États artificiels du monde arabe. Selon Hussein, leur disparition ferait partie de l’autre des choses, du moins c’est le message rassembleur que Hussein utilise pour essayer de regrouper tous les pays arabes contre la coalition anti-irakienne menée par les États-Unis.

SCHWARZENBACH, Annemarie. « Les fantômes de Bagdad », Nouvel Observateur, No 2100, Édition du 3 février 2005, p. 52-53.

Cette source est une traduction d’un texte publié par l’écrivaine Annemarie Schwarzenbach en 1934 dans le National Zeitung de Bâle. Dans cet article, on trace un portrait global de la ville de Bagdad, de1934 à aujourd’hui. Cette source sera importante au point de vue historique et surtout culturel, puisqu’elle fait état de l’atmosphère qui régnait dans le ville de Bagdad, au cours des derniers siècles ainsi qu’à notre époque.

WIKIPEDIA. « Irak; Histoire », (en ligne) http://fr.wikipedia.org/wiki/Irak#Histoire (page consultée le 7 mars 2007)

On aborde dans cette source toute l’histoire de l’Irak, sans rentrer dans de gros détails, mais il y a plusieurs liens intéressants qui nous emmènent d’informations en autres, du Pacte de Bagdad en 1955, à l’invasion du Koweït, en passant par la guerre Iran-Irak et la guerre du Golfe en 1991.

ZARIR, Merat. « La guerre d’Irak vue de Téhéran », Esprit, NO 7, Édition juillet 2003, p. 111-114.

Il est question dans cet article d’un rappel des liens historiques et politiques qui unissent l’Irak et l’Iran. L’article comprend aussi un examen des spécificités politiques de l’Iran par rapport à ses voisins. On fait état des réactions des dirigeants et des intellectuels iraniens face à l’occupation des Américains en sol irakien.

 

 

Géographie

Jean-François Bouthillier

À l’aide de la discipline de la géographie, nous pouvons affirmer que le conflit est tout sauf régionale. En effet, ce n’est pas seulement une guerre de région, ou une guerre civile locale. C’est une guerre qui implique plusieurs super puissances mondiales, comme les États-Unis d’Amérique, ou encore la Grande-Bretagne. Dans l’état du monde 2006, il est question aussi que la situation en Irak est due également à cause de la rivalité qui découle du conflit entre les musulmans faisant partie de la branche chiites, qui représente la majorité avec entre soixante et soixante-cinq pour cent de toutes la population, contre 32% de sunnites et un maigre trois pour cent pour le christianisme et autres religions. C’est une situation inouïe car il est intéressant de constater que les pays ayant une majorité de musulmans chiites ne sont pas très nombreux. Malgré les nombreuses recommandations de divers gouvernements mondiaux, de l’ONU et d’un rapport Baker qui a sorti en 2006, les États-Uniens sont toujours décidés à occuper l’Irak pour la question de la démocratie. Ils veulent rester car géographiquement, nous allons comprendre que ce pays est en fait un point stratégique pour eux. Il faut constater que l’Irak est voisin de l’Iran et de l’Afghanistan, deux pays rivaux aux États-Unis d’Amérique. Il sera intéressant de se pencher plus alors sur ce que disent et pensent les responsables gouvernementaux des États-Unis d’Amérique.

  

Sources

ASSEMBLÉE NATIONALE FRANÇAIS, [En ligne], http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/
irak.asp
, (Page consultée le 8 mars 2007).

Ce site de l’assemblée nationale français nous montre les rapports du gouvernement et ses recherches sur la situation en Irak.

CARLE, Christophe, Irak : histoire et géographie d'une région sous surveillance, GEO, No 1991, janv 1995, p. 24-29.

Ce périodique provenant du magazine GEO, datant par contre de 1995, nous présente un article présentant les différents peuples qui habitent l’Irak. Cet article nous fait la distinction entre les Kurdes et les Turcs d’une part.

DE KONINCK, Rodolphe, et.al, Le grand atlas du Canada et du monde, Saint-Laurent, Québec, ERPI, 2002, p-130-131.

L’atlas du Canada et du monde est également un incontournable pour cerner l’angle géographique concernant l’Irak. Cet atlas nous montre où est situer clairement l’Irak dans le monde et aussi de voir les pays voisins de ce pays.

GARCIA, Antonio, « Rapport Baker: pas de formule magique », RFI actualité, [ En ligne ], http://rfi.fr/francais/actu/articles/084/article_48014.asp (Page consultée le 8 mars 2007).

Cette source, un peu plus généraliste, provient de radio France internationale (RFI). Elle nous présente en quoi consiste le rapport Baker, qui démontre qu’il est nécessaire de retirer les troupes de l’Irak, sans quoi le pays va devenir de plus en plus pire qu’il est en ce moment.

GÈZE, François, Yves LACOSTE, Alfredo G.A. VALLADEO, L'état du monde 2006 : annuaire géopolitique et économique mondial, Montréal, Boréal Express, Paris, 432 pages.

L’annuaire géopolitique et économique présenté chaque année est un incontournable lors d’un travail de recherche approfondie sur un pays particulier comme l’Irak. Cet annuaire nous permettra de relever l’actualité de la dernière année et les perspectives futures sur ce pays et ce dans les divers domaines des sciences humaines.

GIRARD, Simon, Syrie, au suivant? Montréal, Télé-Québec, 2004, (Points chauds) VHS, 54 min, coul.

Cette émission de Télé-Québec se nommant « Points chauds » démontre que l’Irak peut-être appuyer par d’autres sources extérieures. Cette émission démontre que l’Irak profite de sa situation géographique à l’aide de d’autre pays.

GIRARD, Simon, L’ONU a-t-elle encore sa place?, Montréal, Télé-Québec, 2003, (Points chauds) VHS, 51 min, coul.

Cette émission également pourra nous aider dans notre démarche sur l’Irak. En effet, on pourra relever la pertinence de l’ONU dans le monde. Nous pourrons analyser son efficacité et voir si le monde devient de plus en plus indépendant de l’ONU.

GIRARD, Simon, Kurdistan: sans amis ni pays?, Montréal, Télé-Québec, 2003, ( Points chauds) VHS, 50 min 51 sec, coul.

Cette émission de Points chauds nous seras utile pour bien cerner le peuple kurde, un des peuples qui partage le territoire irakien avec les turcs et les arabes. Elle nous permettra également de les localiser facilement et de définir ce qu’ils sont sur le plan géographique.

GOVERNMENT OF UNITED STATES, A Country Study : Iraq [En ligne] http://lcweb2.loc.gov/frd/cs/iqtoc.html (page consultée le 16 Février 2007).

Ce site de langue anglaise est en fait celui du gouvernement des États-Unis d’Amérique. Il nous présente diverses caractéristiques sur divers pays, et sous plusieurs angles disciplinaires

LALANDE, Nicolas Martin, « Les répercussions régionales potentielles d’une guerre civile en Irak », Le devoir, [En ligne] http://www.dandurand.uqam.ca/download/journaux/martinl/20061130.htm (Page consultée le 8 mars 2007).

Cet article du Devoir fait l’état de divers points concernant l’Irak. Entre autres, la notion des chiites versus les sunnites et de la rébellion des chiites envers leurs gouvernements dans les pays voisins de l’Irak.

LUIZARD, Pierre-Jean, « Personne ne peut contrôler la situation en Irak », Le temps, [En ligne], http://www.letemps.ch/ template/transmettre.asp?contenupage=nlreader&page=newsletter-
display&id=16&NLArtID=8242
(Page consultée le 8 mars 2007).

Cet article du journal « Le temps » relate les différentes options de sorties de crise qui se présente à l’Irak. Il présente les enjeux ainsi que les conséquences qu’aurait la fin de la crise en Irak sur les autres pays voisins géographiquement.

MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES FRANÇAIS, [En ligne], http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/irak_430/evenements_3710/degradation-
situation-irak-01.03.06_31956.html
(Page consulté le 8 mars 2007).

Ce site du Ministère des Affaires étrangères français va nous permettre de démontrer que d’autres pays faisant partie du G-8 intervient et contribue à l’Irak et à son développement.

ORGANISATION DE LA CIA, Iraq [En ligne] https://www.cia.gov/cia/publications/factbook/
geos/iz.html
(Page consultée le 16 Février 2007).

Ce site, de langue anglaise également, est un bilan de plusieurs pays, donc l’Irak, et il est présenté par la CIA, l’organisation oeuvrant pour la sécurité intérieure aux États-Unis. Ce site contient beaucoup d’information concernant l’historique, les caractéristiques du pays et ses enjeux territoriaux.

RITTER, Scott, « Scott Ritter s’exprime sur la situation en Irak », Horizons et débats, [En ligne], http://www.horizons-et-debats.ch/18/18_20.htm, (Page consultée le 8 mars 2007).

Cet article d’un journal indépendant exprime le point de vue de Scott Ritter, un spécialiste de la question de l’Irak. Il a d’ailleurs travaillée au sein de l’ONU en tant qu’inspecteur.

TAILLEFER, Guy, « Bush devient la mosaïque démocrate », Le devoir, [En ligne], http://www.dandurand.uqam.ca/download/entrevues/bush_mosaique.htm, (Page consultée le 8 mars 2007).

Cet article du Devoir nous permet de démontrer que l’enjeu en Irak pourra prendre une toute autre tournure avec les élections présidentielles de 2008 aux États-Unis.

« Annan critique la situation en Irak «, Le nouvel observateur, [ En ligne ], http://permanent.
nouvelobs.info/etranger/20061204.OBS1246.html
(Page consultée le 8 mars 2007).

Le nouvel observateur nous présente la critique de Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU. Il énonce que l’Irak aura besoin d’aide pour se sortir de sa situation actuelle.

« Irak : la Commission demande à la communauté internationale d'aider à la mise en place en Irak d'institutions libres et démocratiques », Organisation des nations unies, [En ligne], http://www.aidh.org/ONU_GE/Commission/59/resol_irak.htm, (Page consultée le 8 mars 2007).

Cette source de la commission de l’ONU relate une demande de mise en place de résolutions permettant l’instauration d’institutions libres et démocratiques aux fins de la population.

« Irak: rapport annuel 2005 », Reporters sans frontières, [En ligne], http://www.rsf.org/article.php3?id_article=13296 (Page consultée le 8 mars 2007).

Cette page web du groupe reporters « Sans frontières » nous présente un bilan annuel de l’Irak datant de 2004. Elle nous démontre que beaucoup de reporters sont morts en Irak et que géographiquement, c’est un endroit dangereux pour tout ceux qui ne sont pas habitués à y vivre.

« L’initiative du Président Ben Ali relative à la lutte contre le terrorisme saluée », La presse, [En ligne], http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15&categ=1&news=45028, (Page consultée le 8 mars 2007).

Ce quotidien tunisien, le premier de ce pays, nous démontre que ce pays est préoccupé par la situation en Irak. Elle cite que la Tunisie a joint une délégation de la ligue arabe pour trouver des solutions pour l’Irak.

« Une situation confuse et un système de santé totalement effondré », Médecins sans frontières, [En ligne], http://www.msf.fr/site/actu.nsf/actus/irak280403, (Page consultée le 8 mars 2007).

Ce constat de médecins sans frontières relate la situation désastreuse des soins de santé en Irak. Elle démontre également que cela a un impact sur la population, inévitablement. Il sera intéressant de relever cela d’un point de vue géographique.

 

 

Économie

Vanessa Bouchard

Du côté de l’économie, le sujet principal est le pétrole, l’Irak étant la deuxième réserve mondiale de cette ressource. Il sera intéressant de voir plus en détail comment le pétrole a pu être pour l’Iraq une source de croissance économique et une source de conflit. La majeure partie de l’économie de ce pays est le pétrole et sa demande est appelée à continuer de croître pendant au moins encore vingt ans. Il est par contre très clair qu’une relance économique est impossible sans un certain niveau de stabilité politique.

Une question qui touche la guerre débutée en 2003 cherche à savoir si les États-Unis ont attaqués l’Irak pour le pétrole. Certaines sources disent que oui alors que d’autres, en montrant que les prix n’ont fait qu’augmenter depuis 4 ans, affirment que non. C’est une question qui reste en suspens car les opinions sont partagées. Je dois par contre dire que les textes plus longs et plus approfondis par des spécialistes de la question ne croient pas que le but de l’invasion américaine était de prendre le contrôle du pétrole.

Un autre sujet très important concernant l’économie irakienne est celui de la dette extérieure du pays, estimée à 130 milliards de dollars. Cette somme représente un obstacle majeur à la croissance économique mais aussi à la reconstruction du pays. Il y a aussi un grave problème de chômage qui n’aide pas à régler les problèmes de sécurité.

Un aspect qui est aussi grandement étudié par les spécialistes est l’entrée de l’Irak dans le commerce mondial et la relance de son économie intérieure. Comment à court et à long terme ce pays peut-il rejoindre les autres en matière de libre-échange et de commerce international? Comment l’Irak peut-elle prendre la haute position d’exportateur de pétrole qui lui reviendrait si les capacités de production et de raffinage seraient à leur niveau des années 1980? D’autres aspects de l’économie seront touchés dans le travail final, comme les industries et l’agriculture. L’économie en Irak demeure très incertaine et nous verrons donc aussi les différentes possibilités qui lui sont offertes à court terme.

 

Sources

CENTRAL INTELLIGENCE AGENCY. « Iraq ». The World Factbook (2007). [En ligne] https://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/iz.html (Page consultée le 1er mars 2007).

Cette page internet se trouve sur un site gouvernemental officiel des États-Unis, celui de la CIA. On y présente des faits précis sur tous les secteurs de l’économie irakienne. Les données sont récentes (il y a fréquemment des mises à jour) et présentées surtout sous forme de nombres et de pourcentages.

CHALABI, Fadhil J. « Key Issues on Iraq’s Economy, Oil Industry and Revenues ». (25 novembre 2005) [PDF] http://www.cges.co.uk/pdf-lib/ChalabiAmman2005.pdf (Page consultée le 27 février 2007).

L’auteur de ce papier préparé pour une réunion est le Dr. Fadhil J. Chalabi. Il est directeur exécutif du Centre for Global Energy Studies de Londres. Il a aussi été Secrétaire général de l’OPEP (de 1983 à 1988). C’est un article long qui couvre plusieurs sujets. Il traite de la situation économique des 25 dernières années, de la situation présente et des possibilités pour le futur.

CHATELUS, Michel. « Pétrole: mythe et réalité de l’hégémonie des États-Unis ». Politique étrangère. Automne-Hiver 2003-2004 (22 novembre 2003). p. 611-626.

Politique étrangère est une publication de l’IFRI (Institut français des relations internationales). Michel Chatelus est professeur de l’Institut d’études politiques de Grenoble et chercheur au département Énergie et politiques de l’environnement du Laboratoire d’économie de la production et de l’intégration internationale. Ce texte fait le tour de la question de pétrole en Irak, dans le contexte actuel de guerre.

CHESNOT, Christian et MALBRUNOT, Georges. L’Irak de Saddam Hussein, portrait total. Paris : Éditions 1, 2003, 260 pages.

Les auteurs de ce livre sont des journalistes spécialistes du Moyen-Orient. Christian Chesnot est correspondant de RFI, de La Tribune et du Point. Georges Malbrunot travail avec RFI, RTL, Le Figaro et Voice of America. Le livre est à propos de Saddam Hussein et il parle beaucoup de ses politiques économiques, ce qui aide à comprendre la situation actuelle de l’économie en Irak.

COURAU, Christophe. « Pétrole : l’histoire de l’enjeu inavoué de la guerre ». Historia. Avril 2003, p. 41-47.

Cet article de périodique de Christophe Courau fait l’historique du commerce du pétrole en Irak et dans les pays voisins. Il remonte jusqu’à la fin du XIXe siècle. Il parle de la création des grandes compagnies pétrolière et de l’OPEP. Dans la deuxième partie de l’article, on parle du pétrole comme enjeu de guerre présentement en Irak.

FOREIGN AND COMMONWEALTH OFFICE. « Iraq: Economic Issues ». [En ligne]
http://www.fco.gov.uk/servlet/Front?pagename=OpenMarket/Xcelerate/
ShowPage&c=-Page&cid=1024313963681
(Page consultée le 27 février 2007).

Cette page web est un site officiel du gouvernement du Royaume-Uni. Elle est présentée sous formes de questions souvent demandées accompagnées de leur réponse. On y parle de la gestion du pétrole, des sanctions économiques avant 2003, D’une adhésion possible à l’OMC, de la dette et du rôle des organismes internationaux.

GLANZ, James. « Cette huile noire qui menace les villes irakiennes ». Courrier international. no. 821 (27 juillet 2006).

L’auteur de cet article de périodique écrit pour le New York Times. Le texte parle des problèmes que la guerre civile qui a lieu en Irak pose au transport des résidus des raffineries de pétrole. Les déchets sont donc déversés près su Tigre et menacent les populations des villages avoisinants. Il compare la situation présente à celle du temps de Saddam Hussein.

JAMAIL, Dahr. « The Economic Situation in Iraq: Still Crushed Under the Bremer Orders ». Islam Online (7 décembre 2004). [En ligne] http://www.islamonline.net/english/In_Depth/Iraq_
Aftermath/ 2004/12/article_02.shtml
(Page consultée le 1er mars 2007).

L’auteur de cet article est un journaliste basé en Irak. Ce texte parle des politiques économiques instaurées par l’américain Paul Bremer, dont celui éliminant les tarifs douaniers pour l’importation, et de leurs effets négatifs sur les petits commerçants irakiens. Cet article est plus près du peuple d’Irak et traite d’un plus petit secteur de l’économie que le pétrole.

LUIZARD, Pierre-Jean. La question irakienne. Paris: Fayard, 2003, 337 pages.

L’auteur de ce livre, Pierre-Jean Luizard, est chercheur au CNRS (Groupe de sociologie des religions et de la laïcité, Paris). C’est un spécialiste d’histoire contemporaine de l’islam dans les pays arabes du Moyen-Orient. Ce livre touche beaucoup à l’économie irakienne, des débuts du pays jusqu’en 2002, c’est-à-dire avant l’invasion américaine. Il parle beaucoup du pétrole mais aussi des autres secteurs économiques irakiens.

PALAST, Greg. « Secret US Plans for Iraq’s Oil ». BBC News. 17 février 2005. [En ligne] http://news.bbc.co.uk/1/hi/programmes/newsnight/4354269.stm (Page consultée le 26 février 2007).

Cette page de l’internet a été faite par Greg Palast, un reporter de la chaîne BBC News. Elle parle du pétrole irakien comme d’un enjeu majeur dans la guerre qui fait rage présentement dans le pays. L’auteur parle de contrats entre le gouvernement américain et les grandes compagnies pétrolières ainsi que de la privatisation possible de cette ressource.

SADOWSKI, Yahya. « Vérités et mensonges sur l’enjeu pétrolier ». Le Monde diplomatique (avril 2003). [En ligne] http://www.monde-diplomatique.fr/2003/04/SADOWSKI/10107 (Page consultée le 26 février 2007).

L’auteur de cet article du Monde diplomatique est professeur associé à l’Université américaine de Beyrouth. Le texte parle du pétrole en tant qu’enjeu de la guerre commencée par les américains en 2003. L’article nous renseigne aussi sur les réserves prouvées de pétrole en Iraq et sur ses capacités de production. L’auteur mentionne aussi combien coûterait l’augmentation de la production de pétrole à un niveau rentable pour le pays.

SANFORD, Jonathan E. « Iraq’s Economy: Past, Present, Future ». Report for Congress (3 juin 2003). [En ligne] http://www.export.gov/iraq/pdf/crs_iraq_economy.pdf (Page consultée le 1er mars 2007).


Jonathan E. Sanford est spécialiste en économie politique internationale. Il fait partie du service de recherche du Congrès américain. Ce texte est un rapport au Congrès des États-Unis datant du 3 juin 2003 et qui porte sur l’économie irakienne. C’est un document de plus de soixante pages qui traite plus précisément de l’histoire de l’économie irakienne à partir du début du 20e siècle, de la démographie et des conditions sociales, de l’économie récente, du pétrole, de l’agriculture, des industries, des défis auxquels le pays fait face et beaucoup plus.

SARKIS, Nicolas. « Aux origines de la nouvelle crise pétrolière ». Le Monde diplomatique (juillet 2004). [En ligne] http://www.monde-diplomatique.fr/2004/07/SARKIS/11335 (Page consultée le 26 février 2007).


Nicolas Sarkis est le directeur du Centre arabe d’études pétrolières et de la revue Le Pétrole et le Gaz arabes, à Paris. Dans cet article de périodique, il parle de l’avenir de la demande et des prix du pétrole. Il met en relation l’Irak de 2004 et l’insécurité qui entoure son industrie pétrolière. Il parle aussi de la dépendance de tous les pays du monde à un Proche-Orient politiquement stable.


SARKIS, Nicolas. « L’après-pétrole a déjà commencé ». Le Monde diplomatique (mai 2006). [En ligne] http://www.monde-diplomatique.fr/2006/05/SARKIS/13413 (Page consultée le 26 février 2007).

Dans ce deuxième article de périodique, Nicolas Sarkis fait part de ses craintes face à l’augmentation toujours constante de la demande de pétrole. Il parle de la guerre en Irak et comment au lieu d’assurer du pétrole aux américains elle leur a donnée un sentiment d’insécurité face à l’approvisionnement.

SCHIFFERES, Steve. « Iraq’s Economy Declines by Half ». BBC News. 10 octobre 2003. [En ligne] http://newsvote.bbc.co.uk/mpapps/pagetools/print/news.bbc.co.uk/2/hi/business/
3181248.stm
(Page consultée le 26 février 2007).

Steve Schifferes est reporter économique pour BBC News Online. Sur cette page internet datant de 2003, on parle du déclin qu’a subit l’économie irakienne en 2002 et 2003 et on prédit celle qui aura lieu en 2003. On parle aussi de la baisse du salaire moyen par personne entre 1980 et 2003. L’auteur mentionne également le problème du chômage de masse en Irak. Le secteur pétrolier est aussi bien-sur mentionné.

SPRING, Sylvia. « Blood and Money ». Newsweek (26 décembre 2006 – 1er janvier 2007). [En ligne] http://www.msnbc.msn.com/id/16241340/site/newsweek/ (Page consultée le 4 mars 2007).

Cet article se trouve sur le site internet du magazine Newsweek. Il a été écrit par Sylvia Spring qui y cite tout au long des analystes de Global Insight, une organisation qui offre aux entreprises des analyses en finance et en économie. L’article parle de l’économie en Irak qui serait à la hausse malgré l’instabilité politique et la violence qui y règne.

TAKIEDDINE, Randa. « Pétrole et fédéralisme ». Courrier international. no.774 (1er septembre 2005).

L’auteur de cet article écrit pour la revue arabe Al Hayat. Le teste parle des problèmes de l’industrie pétrolière irakienne deux ans et demi après l’invasion américaine du pays. L’auteur parle aussi de certains accords conclus entre les kurdes et des compagnies pétrolières étrangères. Il parle aussi des problèmes reliés à la responsabilité des droits d’exploitation du pétrole.

UNION-EUROPÉENNE. « The EU’s Relations with Iraq ». [En ligne] http://ec.europa.eu/comm/external_relations/iraq/intro/ (Page consultée le 5 mars 2007).

Cette page Web fait partie du site internet de l’Union-Européenne. On y retrouve des informations concernant les relations de l’Iraq avec la communauté européenne. La partie concernant l’économie décrit la situation générale du pays en date de 2005. Il y a aussi une section sur les échanges commerciaux qui se font ou qui se sont fait entre l’Europe et l’Irak.

WARDE, Ibrahim. « Irak, l’eldorado perdu ». Le Monde diplomatique (mai 2004). [En ligne] http://www.monde-diplomatique.fr/2004/05/WARDE/11158 (Page consultée le 26 février 2007).

C’est un article de périodique écrit par un professeur associé à la Fletcher School of Law and Diplomacy (à Medford au Massachussetts). Il parle de la situation économique irakienne seulement quelques mois après l’invasion américaine de 2003, alors que le pays était sur la bonne voie pour devenir une zone importante de libre-échange. L’article parle aussi des problèmes de la dette de l’Irak ainsi que de la controverse liée à la distribution des contrats de reconstruction.

WASEY, Adnaan. « Iraq’s Fledgling Free-Market Economy ». PBS, Online NewsHour (27 décembre 2006). [En ligne] http://www.pbs.org/newshour/indepth_coverage/middle_east/iraq/july-
dec06/macroeconomics_12-20-06.html
(Page consultée le 25 février 2007).

Cette page internet se trouve sur le site de la chaîne de télévision PBS. L’article traite surtout du manque d’emplois pour la main d’œuvre irakienne comme problème à la relance économique. Il parle aussi des impacts qu’ont la violence et la dette extérieure sur les salaires moyens et sur l’économie du pays en général.