Vente et trafic d'enfants

Le trafic humain se définit comme étant une « marchandisation » de femmes ou d’enfants reposant sur leur exploitation par des hommes qui ont pour but de les échanger contre de l’argent. Il comprend également la déportation d’humains loin des communautés où ils vivent, l’utilisation de la violence et de la domination afin qu’ils soient exploités et forcés à travailler dans de pénibles conditions. Cependant, le trafic d’humains n’est pas toujours, à première vue, nécessairement fait dans la violence, car le simple fait de transporter des enfants à des millions de kilomètres de leur demeure constitue un trafic.1 The International Labour Organization estime qu’au moins 2.4 millions d’humains ont été trafiqués en 2005. Le trafic des enfants dans le monde est un grand fléau qui est loin d'être enrayé. Par exemple, les jeunes filles qui sont particulièrement exposées à ce phénomène, rencontrent des bourreaux qui leur font croire à de bons emplois ou à des études, puis les forcent à se prostituer. Ces criminels gagnent beaucoup d'argent sur le dos de ces jeunes filles qui subissent des viols et d'autres violences physiques et/ou mentales. Il y a donc un fort lien social qui unit ces deux acteurs sociaux. Selon les sociologues, les liens sociaux sont les interactions qui se développent entre les individus et les organisations sociales à laquelle ils appartiennent. Ces liens sociaux sont régis par les règles de fonctionnement qui caractérisent l’organisation sociale au sein de laquelle ils évoluent. Le trafiquant doit établir une certaine relation avec  ces victimes pour les amadouer et ainsi gagner leur confiance. C’est ce lien social qui fait en sorte que nous pouvons définir ce mécanisme trafiquant/trafiqué comme un concept sociologique.

De nos jours, le trafic humain est monnaie courante, à tel point qu'il représente l'une des trois activités criminelles les plus lucratives au monde, après le trafic illégal de drogues et d'armes. Peu importe la cruauté que ce geste  peut amener,  les enjeux pour ceux qui orchestrent cette organisation sont énormes. En effet, cette industrie rapporte des milliards de dollars chaque année.2 Le film Trafic humain, un documentaire paru récemment, rapportait le fait suivant : chaque année, des recettes de 72 milliards de dollars américains sont générées par ce phénomène. Il ne faut cependant pas confondre  trafic avec contrebande. Le contrebandier s’occupe seulement de faire entrer illégalement des immigrants vers de nouveaux pays en échange d’argent. Une fois que les victimes du contrebandier sont arrivées à destination, elles sont libres, alors que les victimes trafiquées sont contraintes à une vie d’esclavage et de soumission.

1 [ANONYME],  Child labour, http://www.antislavery.org/homepage/ antislavery/childlabour.htm [En ligne] (page consultée le 22 mars 2007).

2 DUGUAY, Christian. Trafic humain.