Questionnaire d'entrevues
UQUAM-Amnistie

1. Depuis combien de temps milites-tu au sein d’Amnistie Internationale?

- Depuis janvier 2006.

 

2. Depuis combien de temps le groupe UQAM-Amnistie existe-t-il? Et en quoi consiste-t-il? (buts, actions posées, origine?)

- Ce groupe existe depuis presque 20 ans, leurs principaux buts sont les suivants : lutter pour le respect des droits humains et conscientiser les étudiants de l’UQÀM aux violations des droits humains dans le monde et au Canada. Les actions posées sont les suivantes : tenir des kiosques d’informations, lancer des campagnes de signature de pétitions, organiser des conférences sur des thèmes qui les touchent.

 

3. Quelles sont tes fonctions au sein de ce groupe?

- Il est responsable de la communication, c’est-à-dire qu’il s’occupe de contacter d’autres groupes extérieurs, il fait la publicité, il s’occupe de faire passer les messages entre les membres du groupe et il est membre du comité exécutif.

 

4. Quelles sont tes convictions, tes buts et quelles causes te touchent le plus?

- Le plus important pour lui est de finir sa maîtrise pour devenir professeur au Cégep, il veut beaucoup voyager, entre autres en Ukraine et veut s’impliquer dans certains projets de développement. La cause qui lui tient le plus à cœur est la traite des femmes.

 

5. Tu as dit avoir fait une recherche assez détaillée à propos de l’exploitation des enfants dans le monde. Même si tu n’es pas un spécialiste de la question, que peux-tu nous apprendre sur le sujet?

- Ce sujet est très tabou ici au Canada. De plus, il y a de nombreux enfants qui sont exploités dans notre pays en étant employé comme aide familiale. Ce ne sont pas seulement les multinationales qui exploitent les enfants, il y a aussi beaucoup de petites compagnies qui le font.

 

6. Est-ce que le groupe UQAM-Amnistie milite pour quelques causes en particulier?

- Non, le groupe milite pour tout ce qui touche les droits humain, mais ils se sentent plus touchés pas la traite des femmes.

 

7. Y a-t-il des actions, des manifestations ou des gestes posés par votre groupe spécialement pour sensibiliser les gens à l’exploitation des enfants?

 

-Ils font seulement signer des pétitions, il est rare que des manifestations sont organisés pour lutter pour cette cause.

 

8. Normalement, en joignant votre groupe, à quoi aspirent les nouveaux militants? Doivent-ils avoir une formation quelconque ou seulement de l’intérêt pour les causes défendues par Amnistie?

- Il n’y a aucune formation requise, les membres doivent seulement avoir de l’intérêt et être très impliqués. Ils sont obligés d’aller manifester pour n’importes quelles causes qui concerne les droits humains, ils ne peuvent pas rester là à rien faire, il doit y avoir des actions entreprises pour demeurer au sein du groupe.

 

9. Après l’Université, tes collègues et toi comptez-vous continuer à militer ou à travailler au sein d’un groupe comme celui d’Amnistie Internationale?

- Pour ce qui est du garçon que nous avons interrogé, il veut aller aimerait beaucoup aller en Ukraine pour lutter contre la traite des femmes, mais n’est pas encore sûr, car il sait que c’est très dangereux là-bas.

 

10. Peux-tu nous dire, par exemple, ce que vous avez réalisés jusqu’à date, depuis les derniers mois?

- Ils ont fait une campagne nommée carte de vœux qui consistait à écrire des cartes aux gens que l’on aime. Les membres d’amnistie internationale faisaient payer les timbres pour ramasser des fonds. Ils ont également fait une conférence qui se nommait: Au Canada, on se paie la traite….des femmes ! Ils ont fait signer des pétitions aux étudiants de l’UQAM, ont fait des kioskes de sensibilisation

 

 

Questionnaire d’entrevue Richard Poulin

 

1. Depuis combien d’années vous vous spécialisez dans le domaine de la prostitution juvénile?

- Cela fait 20 ans que je suis sociologue mais je m’intéresse à l’exploitation depuis bientôt 10 ans (création de livres, conférences, etc.).

 

2. Quels sont les principaux changements que vous avez remarquez au cours de cette période en ce qui a trait à l’exploitation des enfants?

- Le problème est de plus en plus présent à cause de la mondialisation et les nouvelles technologies (moyens  de communication).  De plus, les gouvernements agissent très peu pour empêcher le proxénétisme d’enfants d’exister.

 

3. Pourquoi avez-vous choisi l’exploitation des enfants comme sujet de recherche car comme vous le savez très bien, c’est plutôt déprimant à étudier?

- Plusieurs des mes amies (femmes) ont insisté pour que j’étudie ce sujet étant donné qu’il n’y a pas réellement de spécialiste du domaine au Canada.

 

4. Avez-vous déjà visitez des pays où la prostitution juvénile est tolérée par les autorités locales comme étant du tourisme sexuel qui rapporte économiquement à l’État?

- Il y plusieurs pays (Thaïlande, Indonésie, etc.) où la prostitution juvénile est présente mais  à Amsterdam, ce genre de trafic est très populaire.

 

5. Quels sont les pays les plus populaires pour les pédophiles par rapport au tourisme sexuel?

- Ce sont des pays situés en Europe de l’Est, au Sud-est asiatique, en Amérique du Sud, en Afrique et même ici, à Vancouver.

 

6. Pourquoi les forces policières ne font rien pour empêcher le proxénétisme de jeunes enfants?

- Le tourisme sexuel est très payant pour l'économie d'un pays étant donné l'argent dépensés par un pédophile lors de son séjour.  Les gouvernements font donc en sorte que la police et les lois ne soient pas des obstacles.  La prostitution juvénile représente 5% du PIB en Corée du Nord.  

 

7. Est-ce légal dans certains pays (nombre) que de jeunes enfants se prostituent afin de gagner de l’argent ou d’enrichir divers individus malveillants?

- Dans plusieurs pays comme en Thaïlande ou en Indonésie par exemples.

 

8. Est-ce que le taux de suicides est plus élevé chez les jeunes qui se sont prostitués au cours de leur enfance?

- Il n'y a pas d'étude portée précisément sur ce sujet.  Par contre, les jeunes femmes sont plus aptes à souffrir de détresse psychologique comme la dépression.

 

9. D’après vous, est-il réellement possible d’enrayer ce problème une bonne fois pour toute ?  Si non, pourquoi?

- Non!  C'est trop payant et il y a trop de corruptions.  C'est pratiquement impossible mais la population doit être conscientisée. 

 

10. Au Québec mais plus précisément à Montréal, existe-il des organismes qui ont comme objectif d’aider les jeunes femmes à se sortir de la rue (prostitution)?

- Malheureusement non.  Les jeunes femmes qui désirent s'en sortir doivent payer les frais de psychologue par elles-mêmes…

 

11. Quelles sont vos opinions à propos du fait que le gouvernement canadien a autorisé l’arrivée de prostituée européennes en accordant des visas de travail?

- Aucune opinion.  (Ça prouve que les gouvernements sont complices.)

 

12. Avez-vous regardé le film Trafic Humain? Si oui, quelles en sont vos opinions?  Est-ce véridique ou pas?

- Je n'ai pas vu ce film.  Par contre, d'après ce que j'ai entendu, on y montre seulement les aspects les plus monstrueux du sujet.  Il y a des jeunes filles qui se prostituent par choix et non par obligation.

 

13. Est-il vrai que Vancouver est une destination de choix pour le tourisme sexuel?

- Tout a fait!  Il y a une imposante communauté asiatique à Vancouver.

 

14. Pouvez-vous nous donner des statistiques intéressantes à propos de l’exploitation des enfants?

 

- Il y a entre 11 300 et 30 000 enfants qui sont exploités au Canada.
-Entre 488 et 498 enfants ont étés répertoriés à Montréal comme étant des jeunes prostitués.

 

15. Pour terminer, avez-vous des objectifs en tant que spécialiste à réaliser dans le but de conscientiser la population de ce grave problème social?

- Aucun objectif bien précis.  Je fais cependant beaucoup de conférences afin de conscientiser la population canadienne.  De plus, j'ai écris plusieurs livres traitant de ce sujet.