Bâtiments et monuments (par Kim Huard C.)

 

La renommée architecturale de la Suisse[1]

Les architectes suisses sont reconnus au niveau mondial pour leur compétence et la qualité de leur travail. Leurs œuvres sont influencées par leurs trois cultures dominantes; la culture française, allemande et italienne, d’où ils  puisent leurs inspirations. Celui qui s’est démarqué en étant à la fois un des plus influents du 20e siècle est Charles-Edouard Jeanneret, alias le Corbusier. Une de ses réalisations a été de développer une nouvelle interaction dans les espaces intérieurs. De plus, il a fondé l’architecture sur trois principes de bases; la rationalité, l’usage économique des moyens investis et le fonctionnalisme.

Stade de Pékin
Le stade olympique de Pékin conçu par les Suisses Herzog et de Meuron
Les exploits architecturaux de la Suisse sont visibles dans les quatre coins du monde. En effet, deux architectes originaires de la ville de Bâle, Herzog et de Meuron, ont gagné le concours du meilleur projet quant à la construction du stade national de Pékin qui accueillera les prochains jeux olympiques. Ces derniers ont aussi à leur actif la Tate Modern et le Laban Dance Center dans la ville de Londres.

L’architecture tessinoise qui s’inspire fortement de la culture italienne, a beaucoup prospéré depuis les dernières décennies, elle a désormais une renommée internationale. Les deux « porte-paroles » ont la restauration de Monte Carasso, des églises, des banques et d’autres édifices d’importance comme réalisations. Il s’agit de Mario Botta et de Luigi Snozzi. Plusieurs autres architectes ont donnée leurs noms à des monuments de plusieurs états et la relève est prometteuse en raison des nombreuses institutions de qualité au pays.

La Suisse se démarque autant par ses constructions antérieures qui attirent l’attention de plusieurs centaines de milliers de gens chaque année. Le Château de Gruyères et le Château de Chillon sont deux monuments à considérer dans le patrimoine suisse.

 

Le Château de Gruyères[2] [3]

Le Château de Gruyères est situé dans les Préalpes du canton de Fribourg.

Son nom provient de la grue, un grand oiseau, qui constitue l’emblème des armoiries et du sceau des comptes.

Chateau de Gruyères   Chateau de Gruyères (jardins)
Le château de Gruyères   Vue sur le jardin du château de Gruyères

La Château domine la cité médiévale des environs. La construction a été entamé dans les années 1270-1282 sur un sol rocheux de la plaine de la Gruyères. Les propriétaires ont été nombreux au fil des années. Ayant été habité par plusieurs comptes, son statut de château-fort a été remplacé vers la fin du 15e siècle par une demeure seigneuriale. De plus, ce castel a connu plusieurs transformations en matière de décoration et d’aménagement. L’art baroque est encore omniprésent à l’intérieur, la présence de vitraux héraldiques, en forme d’armoiries, les rinceaux d’acanthe en sont la preuve. En 1849, la famille Bovy a racheté la demeure  pour la somme de 7 000 francs suisses. En 1938, c’est l’État de Fribourg qui est devenu son propriétaire. Ayant déboursé environ 155 000 francs suisses, le canton a fondé le musée actuel.

Le Château de Gruyères et son musée sont désormais reconnus comme un site prestigieux de la Suisse. Il s’agit d’un site culturel et touristique d’une grande importance au niveau national. Ses nombreuses richesses architecturales, ses expositions permanentes d’art, ainsi que sa vue féerique sur la cité médiévale attirent chaque année, un bon nombre de visiteurs provenant des quatre coins du globe. Cela  en fait une des attractions touristiques les plus visitées de ce pays européen.

 

Le Château de Chillon[4] [5]       

Ce castel est situé sur les rives du lac Léman entre les villes de Montreux et de Villeneuve dans le canton de Vaud. Sa localisation sur un îlot rocheux de calcaire est stratégique, puisqu’il commande le passage se rendant d’une part vers l’Allemagne et la France, puis de l’autre vers l’Italie, donc entre le nord et le sud de l’Europe. Il mesure 110 mètres de long par 50 mètres de largeur.

Le château de Chillon   Le château de Chillon (tour)
Le château de Chillon   Vue de la ville de Montreux par la tour du château de Chillon

Le Château de Chillon date de plusieurs siècles, le projet de construction aurait commencé vers 1150, soit, lorsque la famille Savoie décida d’en faire une résidence d’été pour les comptes. En 1536, ce sont les Bernois qui sont venus s’y installer. Le rôle de forteresse du château ainsi que de prison seront maintenus jusqu’en 1798.  Cette année là, le château est devenu la propriété du canton de Vaud. Depuis ces années, le castel connaît une restauration et de nombreux réaménagements divers, en plus de sa construction qui a nécessité plusieurs siècles de travail acharné.

Ce monument historique a inspiré plusieurs artistes et poètes de plusieurs générations. C’est notamment le cas de Victor Hugo, Jean-Jacques Rousseau, Alexandre Dumas, etc. En 1900, le courant romantique a inspiré l’architecte, Albert Naef, a faire des travaux de restauration dans quelques salles. Cette décoration est d’ailleurs la même qui est présenté actuellement.               

Chaque année, le Château de Chillon est visité par plus de 300 000 visiteurs et touristes. Les attraits de la magnifique ville de Montreux en est une cause, mais avec les nombreuses reconstitutions apportées à la demeure, les personnes intéressées par l’architecture féodale sont comblées.          

 

 

[1] PRÉSENCE SUISSE. La Suisse en vue. Berne : Présence Suisse, 2007. 95 p.

[2] « Château de Gruyères » dans Wikipédia. [En ligne]. http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Gruy%C3%A8res. (Page consultée le 10 avril 2008).

[3] Kim HUARD-CARETTE. Notes prises durant la visite du Château de Gruyères, Suisse, 1er mars 2008.

[4] « Chillon ». Chillon. [En ligne]. http://www.chillon.ch/fr/. (Page consultée le 15 avril 2008).

[5] « Le Château de Chillon » dans Wikipédia. [En ligne]. http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Chillon. (Page consultée le 15 avril 2008).


Conception graphique : Les étudiants de l'édition 2007-2008 en collaboration avec François Corbeil, professeur au Collège Édouard-Montpetit.